Défait le matin par la grande pagaille enregistrée dans le gares après les sabotages survenus dans la nuit précédente, le peuple de France a ouvert grand les yeux avec la réussite du spectacle d’ouverture pour un bouquet d’émotions unique. En dépit d’une météo contraire: une pluie battante pendant toute la durée de la cérémonie que d’aucuns imaginaient « comme une folie criminelle » avec tous les risques encourus lorsque cette « idée folle » d’embarquer toutes les délégations sur des bateaux sur la Seine a été rendue officielle. Un formidable Paris réussi. Mais que d’eau, que d’eau. « Grandiose », « Epoustouflant » pour ne reprendre que des deux Unes de quotidiens sortis ce matin. Quelle performance de « dingues » des co-auteurs de cette chorégraphie de près de quatre heures enterrant les défilés parfois soporifiques d’hier et d’avant-hier. Pulvérisés les vieux codes de ces cérémonies de lancement. Ce vendredi 26 juillet restera le jour où Paris les a effacés et fait voler en éclats dans un feu d’artifice sublime d’audace. Nous avons pris une grosse et si belle claque. Impossible n’est jamais français dans ce vieux pays où la polémique reste reine. De tableau en tableau de maître si proches des plus grands des musées, le spectacle s’est surpassé, déclarant sa flamme au sport et au monde jusqu’à l’apothéose finale, le Trocadéro, d’où s’est envolée la flamme olympique qui restera suspendue dans une montgolfière dans le ciel parisien pendant toute la durée des JO. Un magnifique rideau de fin ouvert par un couple parfaitement harmonieux et rêvé , formé de deux de nos principales stars olympiques, Marie-Jo Pérec et Teddy Riner. Deux gloires originaires des outremer et de la Guadeloupe, au sommet de la reconnaissance. Quoi de plus naturel lorsqu’on consulte l’histoire toute aussi riche du tableau des médailles françaises aux JO où, de tous temps contemporains, ces athlètes ont tant donné à la métropole et pas seulement dans la discipline numéro une des olympiades, l’athlétisme. Un ultime relais royal pour allumer la vasque après un passage de témoins tout aussi puissant de nos champions tricolores de ces trente dernières années embarqués dans la fête, à terre et sur les flots de la Seine. Avec notamment deux de nos anciens ministres des Sports, l’escrimeur Jean-François Lamour et le judoka David Douillet, un autre « Doudou » normand, heureux comme des gamins de se retrouver avec Zizou, Tony (Parker) Félicia et Clarisse, les dames du vélo et du judo, entre autres, le perchiste Renaud Lavillenie, la nageuse Laure Manaudou, sans oublier bien sûr le roi du 100 mètres, Carl Lewis et le plus grand des tennismen de la terre battue, Raphaël Nadal, l’empereur de Roland-Garros et de Paris. Quelle belle brochette à déguster sans la moindre modération ! Et quel hommage rendu à ces étoiles planétaires.
Côté Seine et scène, quelle émotion aussi avec les prestations offertes par Lady Gaga, rendant hommage au cabaret et à la reine des escaliers, Zizi Jeanmaire, Aya Nakamura, dansant devant l’Institut de France où siègent nos hommes en habit vert, le académiciens, avec la Musique de la garde républicaine. Et pourtant je ne suis guère fan de ces artistes. Des images tellement improbables…Comme le retour, après quatre ans d’absence de Céline Dion, toute aussi inoubliable avec son hymne à la joie et à l’amour de la môme Piaf , interprété du 1 er étage de la Tour Eiffel, une dame de fer bien trempée hier soir !
Il ne reste plus, si j’ose dire, qu’à nos 571 sportifs d’étirer la magie jusqu’au 11 août prochain et de prouver que la France brille autant par ses exploits sportifs que par ses shows scéniques de la plus grande des diversités. Tel que ce cheval d’acier « volant » sur la Seine. Magique. Le plus beau « clou » peut-être de cette imagerie. Il est seulement dommage qu’ils étaient été vus sur le seul prisme de la polémique par les plus réactionnaires de nos journalistes et quelques personnalités du monde politique, du côté de la droite extrême comme Marion Maréchal et Phlippe de Villiers. (un grand homme dans son département vendéen, mais tellement petit dans ses prises de positions politiques au niveau national). Ces derniers ayant crié aux scandale et blasphème sur les tableaux de la Cène avec des Drag-queens et la décapitation de la reine Marie-Antoinette. C’est vrai qu’ils n’étaient pas du meilleur goût mais ils ne méritaient pas tout de même pas ce déluge de très mauvaise…foi. Il fallait bien aussi que des « pisse-vinaigre » et « peine à jouir » (selon la formule d’Anne Hidalgo) manifestent aussi contre la réussite générale d’une cérémonie suivie par 22 millions et même plus lors des pics, de téléspectateurs, l’une des plus belles audiences de télé de ce siècle…Pour une soirée s’étant achevée sans le moindre incident d’ordre sécuritaire. Toujours craint non sans raison. Un sale coup pour ceux qui espéraient tragiquement le contraire ! Certains ont dû avoir une sacrée rage de dents mauvaises…Un autre artiste, Stromaé aurait eu en revanche, toute sa place en interprétant l’un de ses succès, « Formidable »…