« Ô mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse » chantait naguère Claude Nougaro ! Ce titre, l’un des plus connus du chanteur amoureux de sa ville, a déjà résonné hier soir avec la première médaille d’or obtenue par l’équipe du VII de France de rugby dans le temple du Stade de France. Quelle ambiance survoltée qui faisait plaisir à voir. On en a eu plein les yeux et les oreilles avec notre « Super-Dupont » et ses nouveaux partenaires de l’ovalie, dont la saison de tous les records s’est terminée hier avec ce titre, après l’Europe et le championnat, synomyme de consécration olympique. Un nouveau challenge réussi pour le joueur toulousain, capitaine du XV de France. La coïncidence veut qu’un autre de ses pairs de la capitale de l’Occitanie, va faire aujourd’hui son entrée dans la compétition en la personne d’un sportif lui aussi au sommet de son art, le nageur Léon Marchand, le quintuple champion du monde de 22 ans, qui pourrait déjà nous apporter aujourd’hui une autre médaille dorée. Sa première d’une série de cinq espérée dont une en relais. Un challenge tellement renversant ! Ce qui ferait de notre champion la star de ces jeux « à la maison ».
En attendant on est pas prêt d’oublier l’ambiance survoltée dans l’arêne de Saint-Denis, qui valait bien celles du sud-ouest, mais bien plus sympathiques et sans mise à mort pour d’autres corridas, avec cette communion fabuleuse entre le public et son équipe de rugby ! La fête se poursuivit pendant près d’une heure sur le gazon dyonisien. Incroyable mais vrai. Nos bleus, tout de blanc vêtus, ont partagé leur bonheur pendant plus d’une mi-temps de jeu, lui bien réel sur la pelouse à l’issue de leur victoire sans la moindre contestation contre les sortants, les doubles vainqueurs fidgiens des deux premières éditions ! Qui peut imaginer une autre équipe de France de sports collectifs se prêter à des prolongations d’une telle intensité et durée avec leurs supporters. De toute évidence pas avec celle des « footeux » du XI tricolore…
Assurément de la belle ouvrage cousue de fils d’or. C’est la France qui brille. Celle que l’on aime, même lorsque les breloques ne sont pas d’or mais d’argent et de bronze comme celles d’hier remportées lors de cette première véritable journée de la compétition par trois autres de nos compétiteurs. C’est déjà bien parti avec le judo et l’escrime, les principaux pourvoyeurs de médailles. Déjà bien rentrés en piste avec l’épéiste Auriane Mallo-Breton (ca sent bon l’air iodé de la Bretagne avec un tel patronyme) et sur le tatami avec notamment l’ancien réfugié georgien (naturalisé il y a seulement cinq ans) Luka Mkheidze, arrivé sur les quais du Havre, cité portuaire où il fait toutes ses classes et qui a complété son palmarès, après le bronze de Tokyo, par l’argent à Paris, le compteur des médailles ayant été ouvert par Shirine Boukli, passée par les repêchages pour l’obtention de la troisième marche du podium. Il fallait aussi voir sa joie communicative après son combat victorieux. La bohneur plein ou presque. Qu’est loin d’avoir été atteint par nos « fabuleux » handballeurs, eux-aussi champions en titre qui, très vite, s’éteignirent après avoir connu un début de match de rêve face à leurs meilleurs ennemis danois. Pas très rassurante cette entrée en matière. Il va falloir très vite se ressaisir pour Karabatic et ses copains !