Vas-y Léon, on a pas les mêmes à la maison ! Et les femmes d’abord avec une « Beaugrand bonheur »…

« Vas y Léon , on a pas les mêmes à la maison » Pour le jour le plus…Léon ! Le temps est suspendu jusqu’à ce soir 22 heures. Après la participation du nageur de Toulouse, Léon Marchand, à ses deux finales olympiques de 200 mètres brasse et papillon. Un défi exceptionnel à deux heures d’intervalle, une première mondiale que même le nageur américain, le plus grand de tous les temps avec ses 27 médailles olympiques, Michael Phelps, n’avait pas tenté sur les ordres de son entraîneur, le même que celui gérant aussi sa carrière sportive aujourd’hui sur un campus du Texas ! Avec le succès que l’on sait.

En attendant, l’état de grâce continue même si l’euphorie avait quelque peu disparu par rapport à la veille, avec des larmes un peu plus amères hier mardi avec la double déception pour Clarisse Agbégnénou (déjà médaillée d’or à trois reprises à deux olympiades et six titres mondiaux, l’équivalent au féminin de Teddy Riner) « seulement » sur la troisième marche du podium du judo. Notre arme fatale…avec déjà six médailles à son actif à l’image de nos fines lames qui les suivent d’une breloque. Autre regret de cette journée avec, à la mort subite, la touche qui gagne à l’issue du temps réglementaire et la défaite de notre équipe féminine d’épée, battue d’une seule pointe face aux italiennes.

Mais néanmoins quelle journée à suspense avec également la victoire miracle de l’équipe de basket contre le Japon, qui disposait d’un meneur de poche exceptionnel qui a vraiment marché sur la tête de nos « grands » pendant une bonne partie du match. Et qui s’en sont sortis à dix secondes de la sirène sur un panier venu de nulle part à trois points, bonifié par un lancer-franc pour égaliser, puis enfin faire lâcher prise aux nippons pendant la prolongation. Ouf, trois fois ouf. Mais qu’est-ce qu’ils nous font souffrir !

Comme on a souffert avec la détresse de « Clarisse » l’une des championnes sportives préférées de nos compatriotes. Qui a peut-être péché par gourmandise lors de son combat de judo perdu en demi-finale contre une slovène qu’elle avait pourtant battue à chaque fois dans ses cinq combats livrés en compétition. Peut-être était-elle aussi trop sûre de son art ? « J’ai merdé » tels furent ses premiers mots de dépit en sortant du tatami. On veut bien la croire, mais quelle émotion, lorsque victorieuse de son combat pour la troisième place, une belle consolation, elle se dirigea vers sa petite fille, Athéna, 2 ans, née entre deux olympiades, avec qui elle se déplace régulièrement à travers le monde. Une image XXL qui restera comme l’une des plus belles de ces Jeux « monstrueux ». N’en déplaise aux grincheux de tous poils…Et quelle destinée que cette championne tellement sympathique et authentique, une battante dès sa naissance…prématurée de deux mois et une maladie qui la laissa dans un coma profond toute petite pendant un mois. Clarisse bénie des dieux…même si hier ils n’étaient pas totalement avec elle !

Ils l’étaient en revanche un peu plus pour d’autres filles, celles du triathlon, après le report, la veille, de cette épreuve pour cause de pollution excessive de la Seine. L’un des mots les plus utilisés depuis l’ouverture des JO sous toutes ses orthographes. Avec là aussi un si « Beaugrand bonheur » peut-être un peu plus inattendu, l’or de Cassandre Beaugrand, le premier titre français dans cette discipline. Un diamant poli depuis sa breloque en bronze aux Jeux de Rio il y a sept ans. Enfin récompensée (comme la vététiste Pauline Fernand Prévot quelques jours plus tôt) par le plus beau métal sur l’un des plus prestigieux édifices de Paris, le pont Alexandre III face au dôme doré des Invalides, cadre magique pour un couronnement. Elles sont vraiment formidables les tricolores. Il n’est pas impossible en fonction des résultats du jour et notamment ceux de Léon de Toulouse, que la France vire en tête ce soir au tableau des médailles. Même si c’est évidemment très provisoire, on…nage en pleins rêves ! Les superlatifs tombent les uns après les autres. Les valises LVMH (l’un des partenaires « de luxe » des JO) vont s’alourdir d’ici au final !

Qui s’en plaindra ?

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