Mais ils sont où, mais ils sont où, nos éternels râleurs et rageux et ceux des partis politiques et tellement d’autres qui, depuis une semaine, n’ont pas ouvert la bouche ! Cloués au sol comme les adversaires de Teddy Riner, qui, hier, a remporté en majesté son troisième titre olympique alors que quelques minutes plus tard Léon Marchand complétait sa collection été et s’habillait d’or avec sa quatrième médaille. Et ce n’est pas fini, après ce jour de gloire sous l’un des « ippons » prestigieux de Paris. Neuf médailles supplémentaires dont trois du plus beau métal. Historique en ce nouveau vendredi…saint, tout à la gloire de la délégation française et du public scotché par le degré de performances de la délégation tricolore placée sous le commandement de l’ex-sélectionneur des handballeurs, Claude Onesta, le « patron » à qui a été confiée la haute performance du sport français pour ces JO. Une mission parfaitement accomplie.
Le chef de l’état, au passage, a dû bien savourer son déplacement du Fort de Brégançon d’une journée de folie pas choisie au hasard !
Qu’est-ce que pèsent au final ces quelques heures passées à supporter des vainqueurs ou futurs médaillés devant pléthore de VIP, sur des sites en feu, comme les judokas Teddy Riner, nouveau roi du monde et sa collègue des tatamis, Romane Dicko, très déçue de son échec car elle n’était venue que pour l’or (elle repart néanmoins avec une compensation « bronzée ») , l’équipe de concours de saut d’obstacles, médaille de bronze sur le site majestueux du parc du château de Versailles, et super Léon, encore en rendez-vous de son histoire. Tout comme son collègue des bassins, Florent Manaudou, quatre médailles en autant de JO. Un record là encore. C’est ce qu’on appelle un choix judicieux, même s’il était espéré !
Les grincheux vont bien sûr s’égoisiller sur cette omniprésence présidentielle tous terrains. Sans sosie comme un certain Vladimir Poutine ! Il était même à quelques minutes de Paris pour savourer aussi le triomphe du BMX français, autre héros sensationnel avec là un podium historique en bleu, blanc et rouge, le premier depuis les Jeux de 1924 des seconds Jeux de Paris, synonyme à l’époque d’un triplé de nos gymastes. Fabuleuse comme cette image qui restera, me semble-t-il, comme l’une des plus fortes de cette olympiade capitale avec un vainqueur, Joris Daudet, tellement malheureux lors de ses trois précédents JO, la ligne d’arrivée à peine franchie, regardant derrière son dos pour voir où étaient ses deux copains…qu’il allait retrouver au moment de la Marseillaise sur la boîte ! Tellement significatif de la valeur symbolique de cette éthique collective remplie d’amitié. Ca fait chaud au coeur dans ce monde sportif où l’individualisme et parfois la rivalité sont forcément aussi rois !
Pour plaisanter en ce lendemain de liesse qui place la France à la seconde place au tableau des médailles, derrière les chinois et un total de 36 plus…une, celle de notre tireuse au pistolet remportée ce matin à Chateauroux, cadre décentralisé de cette discipline, on dira que « Manu II » a lui complété sa collection avec kimono, maillot de bain et bottes cavalières, sans oublier bien sûr un cadre de vélo…De quoi être aux anges, en attendant…Los Angéles, dans quatre ans, comme des dizaines de millions de nos compatriotes emportés par une vague de bonheur ! Il n’y a pas de raison que cette parenthèse enchantée ne se poursuive pas aujourd’hui… même à degré bien moindre. On a encore une semaine pour se régaler sans la moindre modération.