L’imagination commence sérieusement à souffir dans les superlatifs donnés à l’immensité de ces Jeux olympiques. Aussi ai-je bien…aimé celui d’un titre de Une d’un quotidien dominical: « Que Jeux t’aime ». Il n’y avait pas mieux pour rester dans le même registre du « taulier » de la chanson, Johnny, pour mettre le feu à…« Paris brûle-t-il ? » une référence plus cinématographique, celle-là, avec tant de stars du grand écran internationales et françaises. En quelque sorte un résumé parfait pour caractériser ces « Jeux de la joie ».
Et hier, un autre « taulier » du sport français Teddy « Winner » Riner nous a fait encore pleurer de bonheur tellement communicatif en cette trève olympique, en conduisant son équipe à l’un de ses plus beaux titres remportés à l’issue d’une série de combats digne d’un film d’Hitchcock ». Une remontada d’abord à 3-3, puis une quatrième gagnante grâce à Teddy sur ippon. Après aussi que le sort ait porté chance à notre sport roi de Paris (10 médailles)à la roue de la fortune pour le choix de la catégorie de poids destinée à départager la France du Japon. Et le hasard fit bien les choses: la catégorie des plus de 95 kilos désignée pour cet ultime round sur tatami. Et quel final haletant. Devant notre petit écran et évidemment sur site, dans les tribunes, combien de millions de français ont anticipé la future couleur de médaille. La dorée ne pouvait pas nous échapper! Paris 2024, la capitale « ville lumière » n’embrase-t-elle pas la France, bien éloignée du bazar, pour ne pas dire plus et du contexte politique pas des meilleurs ? Une bulle de champagne euphorisante.
A laquelle, une fois encore l’équipe de France de France de football féminine n’a pas mis ses lèvres. « Une terrible désillusion »: combien de fois avons-nous entendu cette rengaine désespérante de voir, quelle que soit l’identité de son sélectionneur, le XI de France, céder au stade des quarts de finale d’une compétition contentinentale ou planétaire. Un plafond de verre qui lui n’a rien de politique. Et je ne suis pas d’un optimisme fou pour nos autres sports collectifs en très large majorité poussifs! Ce n’est pas eux qui nous permettront selon toute vraisemblance de beaucoup « moissonner » en seconde semaine. Surtout avec qui plus est un athlétisme français en panne sèche de résultats et de belles promesses. Le phare des JO risque d’être sérieusement éteint alors que l’on vient d’atteindre le nirvana et un record de médailles avec nos judokas, nageurs, escrimeurs et cyclistes dont les deux d’hier, sur le podium derrière l’intouchable champion belge, Renco Evenepoel. Mais quelles images avec cette foule impressionnante, évaluée entre 4 et 500.000 personnes massées dans le final parisien autour de la butte Montmartre et du Sacré-Coeur, avec sa célèbre rue Lepic et une butte qui déjà bien connue dans le monde entier, s’est transformée en col digne du Tour de France. Avec une grosse différence tout de même: la bonne fortune de nos coureurs Laurent Madouas et Christophe Laporte sur les seconde et troisième marches du podium au pied de la Tour Eiffel. Le succès d’une équipe collective dirigée de main de main de maître par son « sorcier » de sélectionneur, Thomas Voeckler!
Pour en revenir à l’athlé…et de ses Dieux du stade, que dire alors de la médaille d’or d’une presque inconnue originaire d’un îlot de…25.000 habitants des Caraïbes, Sainte-Lucie, un territoire n’appartenant hélas pas à la France, avec une championne du 100 mètres s’appelant…Alfred et ayant un prénom plutôt masculin, Lucien! Quand ont dit que ces JO sont fous…et en plus vous avez le bonjour d’Alfred !