Joyeux Noël…Félix, même si nous sommes encore très éloignés des fêtes de fin d’année. En tout cas le frère cadet de nos pongistes, Félix, 17 ans, l’un des deux champions de la fratrie Lebrun, était bien à l’heure hier pour accrocher le bronze du bonheur contre un adversaire brésilien, assommé par un quatre sets à zéro, le même qui avait écarté son frère il y a quelques jours d’une possible médaille. La vengeance est un plat que l’on mange au filet plein de tendresse chez les Lebrun !
Ce n’est certes pas la compétition la plus facile à suivre sur le petit écran et même dans la salle, tellement ça va vite. Impressionnant. Eblouissant de maturité en dépit de son jeune âge, notre as de la raquette. Et quel contraste saississant avec ses collègues de tennis qui, comme sur l’ensemble de leurs saisons plurielles, hélas, traînent leur misère sur les courts des grands chelems. Très loin de l’apothéose de Roland Garros entre le « vieux » Djokovic, 37 ans et le jeune espagnol Alcaraz, 21 ans, le digne successeur de « Rafa » Nadal. Il est seulement dommage que le doyen des circuits et plus beau palmarès de l’histoire du tennis, vainqueur hier…traîne derrière lui un fort relent de nationalisme serbe pas très sportif lui ! Le patriotisme a de réelles valeurs mais très probablement pas à ce point pour le moins exacerbé! Ca n’enlève rien au grand champion qu’il est, mais c’est tout de même souvent pénible à supporter. C’est un Dieu vivant à Belgrade.
Ceci étant dit, notre si léger chauvinisme avait de quoi lui aussi d’être mis en avant hier soir avec, à l’heure de refermer la boîte aux médailles du jour, une nouvelle moisson de trois breloques en bronze signées donc par Félix Lebrun et les deux équipes de relais natation du 100 mètres quatre nage avec le héros de cette semaine olympique, « Léon Marchand de rêve », cinq fois médaillé à la Défense Arena, comme les cinq doigts de la main, qui pourtant n’étaient pas palmés et les fleurettistes en escrime, vainqueurs de la petite finale pour le podium. Une boîte sur laquelle nos escrimeurs sont montés à 7 reprises égalant leur record ! Un record général atteint à l’heure d’éteindre toutes les lumières en cette journée dominicale. 44 médailles dont toujours douze en or. Le meilleur score atteint dans l’histoire depuis les JO de Pékin, devrait être largement pulvérisé. Et la France se situe toujours en bonne place en troisième position sur un tableau de maître. L’objectif de se situer dans le cinq majeur olympique ne constitue plus une chimère impossible à atteindre ! On est déjà assurés de deux médailles en or ou argent en boxe…grâce à nos « smicards » issus de l’immigration maghrébine et africaine, qui comme en judo, notamment, font honneur à leurs couleurs bleu, blanc, rouge. Comme leurs compatriotes venus des outremer. Et on aurait pu avoir une médaille dorée supplémentaire grâce une jeune gymnaste ayant finalement choisi le drapeau algérien pour cause de bisbille, à son corps semble-t-il défendant, avec la fédération française, d’autant plus punie avec ce rejet que la délégation tricolore de ce sport repart bredouille. Un transfert de binationale qui ne l’empêche pas de continuer néanmoins à s’entraîner dans son club français.
C’est aussi ça la France multiple, une grande famille de toutes origines, en or, argent et bronze, n’en déplaise à certains. Comme cette superbe fraternité sportive, à de très rares exceptions près (et tout particulièrement dans les sports collectifs avec une opposition franco-brésilienne et argentine, souvent agitée en fin de match) que l’on a été à même de constater depuis dix jours…Même entre corréens du sud et du nord ! C’est dire. Ces belles images nous renvoient…forcément à l’Assemblée nationale où certains parlementaires refusent de serrer la main à leurs opposants ! Triste exemple et constat.
Mon coup de coeur de ce lundi sera pour notre équipe masculine de basket à trois, qualifiée (contrairement à son homologue féminine) en demi après avoir éliminé les compatriotes de « Djoko » (plusieurs fois couronnés champions du monde) dans une ambiance indescriptible place de la Concorde, la bien nommée…Sans oublier bien sûr la finale renversante du 100 mètres hommes en athlétisme, l’épreuve reine, avec un nouveau roi couronné, l’américain Noah Lyles, qui met fin à l’hégémonie des coureurs de la Jamaïque depuis vingt ans et la parenthèse italienne il y a trois ans à Tokyo. A l’issue d’une finale elle aussi historique et le sacre pour seulement 5 millièmes devant sept concurrents tous sous la barre des 10 secondes. Une grande première !