Et de 13 médailles en or massif, chiffre souvent porte-bonheur. Ce ne sont plus les quarantièmes « rugissants » que les navigateurs connaissent dans hémisphère sud, mais bientôt les cinquante « mugissants », et même très probablement les soixante, d’ici à la fin de la semaine olympique. Ce n’est plus une vague, mais une déferlante de couleur inédite, à e niveau: bleu, blanc, rouge. Et celle-là, nos champions ont été la chercher jusqu’à Tahiti, pour un océan des dieux bénis du surf avec la médaille dorée remportée par Kauli Vaast, qui jouait dans son jardin, ou plutôt sur la célèbre vague de Teahupo’o, qu’il voit de son domicile! Il n’y avait pas plus régional de l’étape que lui ! SA vague, le « tube « de l’année, ne pouvait que lui apporter ce bonheur sans nom. Il était environ trois heures du matin à l’horloge de la métropole qui s’était couchée les yeux embués encore par les larmes de joie même si bien sûr la breloque en argent est un peu cruelle pour nos basketteurs de l’équipe à trois, défaits à l’ultime seconde de son duel perdu d’un petit point face aux néerlandais. Pas malheureux dans l’affaire. Il n’empêche: cette discipline de création récente aux JO, a de toute évidence fait des millions d’adeptes dans notre pays. Grâce à nos conquérants qui n’étaient pas attendus à pareille fête au pied de l’obélisque. N’étaient-ils pas passés par deux épreuves de qualification pour Paris ! Forcément privés comme l’un de nos gaulois célèbres…Obélix, de potion magique, ils nous ont néanmoins régalé. On a déjà hâte de les retrouver nos quatre « mousquetaires » ! Le basket avec cette réussite exceptionnelle s’est fait un nouveau chiffre royal: trois.
On voudrait tellement croire que le cercle soit aussi gagnant et le panier bien garni, aujourd’hui pour les « grands » du cinq majeur et du banc, pour beaucoup pourtant stars de la NBA, mais très décevants depuis le début de la compétition. La sortie de route n’est pas très éloignée ! Croyons toutefois au miracle, même si la feuille d’érable canadienne ne sera pas facile à cueillir. La potion risque en effet de se transformer en purge. Sacrée ou pas.
On aimerait tellement qu’ils imitent nos footballeurs de la « bande » à Thierry Henry, qualifiés après prolongation pour la finale de vendredi contre l’ogre espagnol, leur première finale depuis la victoire française il y a quarante ans, une très longue disette et volleyeurs, revenus de nulle part, après avoir perdu leurs deux premiers sets contre l’Allemagne. Et quel suspense dans le cinquième set décisif. Un grand moment là aussi avec des tricolores d’une résilience à peine croyable. Eux aussi peuvent renverser les montagnes, la prochaine a pour nom l’Italie, souvent couronnée au sommet des compétitions continentales et mondiales.
Les handballeuses, quant à elles, peuvent continuer à nous faire rêver également ce jour pour conserver leur titre olympique ! Ca se passera à Lille, où seules invaincues en phase de poules, les bleues affrontent la « Mannschaft » allemande. Un adversaire normalement à leur portée. Une portée si heureuse jusqu’à maintenant. De quoi faire taire définitivement les oiseaux de mauvais augure, politiques et médias, qui depuis des mois nous annonçaient le pire…et nous ont gavé de leur affreux « Paris-bashing ». En terme de résultats et d’organisation et de liesse populaire incroyable, ils en sont pour leurs frais. Pour le reste, il est préférable encore de patienter quelques jours…