« Le pays des râleurs est devenu celui des supporters déchaînés ». La formule est signée Tony Estanguet et elle ne prête à aucune discussion. Merci la France et ces JEUX nous manquent déjà ! Et pas seulement par la grâce et le talent de nos compétiteurs. La flamme s’est éteinte « noyée » par le héros nageur de la France, Léon Marchand. Cinq médailles dont quatre du plus beau métal pour le dauphin déjà couronné roi des bassins. Sur un total record de 64 médailles pour une cinquième place au top du tableau: 16 en or, 26 en argent et 22 en bronze. Oh certes la couleur n’avait pas la même saveur. Surtout celle d’argent pas toujours… »content » pour nos médaillés. Notamment dans les sports collectifs, encore une fois brillantissimes jusqu’en finale avec six participations dont deux « seulement » gagnantes avec le rugby à 7 et le volley, seule équipe à être parvenue à se succéder à elle même au sommet du mont Olympe. Mais ne gâchons pas pour autant notre enthousiasme débordant jusqu’à cette dernière finale haletante et cette double confrontation franco-américaine sous les paniers. Il s’en ait fallu d’un seul petit point pour que les « bleues » du basket ne réussissent ce qui aurait pu être comme l’événement majeur et magistral de cette olympiade: voir la team américaine céder pour la première fois son leader-ship planétaire. Et une défaite contre les tricolores aurait eu encore des conséquences plus importantes pour la délégation à la bannière si étoilée : celle de se voir coiffée sur le poteau par sa grande rivale chinoise au nombre des médailles dorées. C’est maintenant…l’or du bilan sportif pour les « frenchies ». Assurément à la hauteur de l’événement. Grandiose même si tout, bien sûr, n’a pas été parfait. Et tout particulièrement dans certaines disciplines passées totalement à travers tels que le tennis, la gymnastique, le cyclisme sur la piste avec certes une dorée en omnium, la voile marseillaise décevante et à un degré moindre l’athlétisme sauvée sur le gong ou presque par la médaille d’argent de sa représentante du 100 mètres haies. Des haies hautes qui même ont failli nous ramener une consécration incroyable. Celle d’imiter le Guy Drut de Montréal en 1976. Seulement battue d’un petit dixième de seconde. Celui de trop comme celui de la défaite de notre équipe de basket, si proche de l’exploit XXL. Mais pourquoi pas ne retenir au fond que cette quinzaine magnifique ponctuée hier par une si belle cérémonie de fermeture plus conventionnelle avec en prime la descente en rappel du Stade de France de la star hollywoodienne, « Tom Gun Cruise », pour une mission qui n’avait rien d’impossible, elle. Un clin d’oeil en direction de la prochaine olympiade prévue du côté de l’Océan pacifique. Il fallait bien sûr que quelques esprits chagrins s’emparent de l’événement pour stigmatiser la présence de Tom Cruise à Paris…et de ses amitiés coupables avec l’Eglise de la Scientologie. Qui, comme on le sait pas, n’a pas très bonne presse chez nous et ailleurs ! Une presse internationale d’ailleurs au passage dithyrambique sur le succès des JO à Paris et du final…que j’ai seulement trouvé un peu longuet ! Mais quelle importance dérisoire par rapport à cette communion du tonnerre ayant marqué ces deux semaines où les cinq anneaux du sport et de l’enthousiasme se sont entremêlés pour le plus grand bonheur de tous et des toutes. Il faut maintenant conserver cette flamme d’olympiades inoubliables avec dans le coin de l’oeil encore humidifié par des larmes le plus souvent de joie, tourné vers la suite des Jeux paralympiques. L’épisode II d’un « show chaud »…Et si la France devenait un véritable pays de sports ? Une première pierre a été scelée. Puisse le mur monter très vite. La « Jostalgie » plane déjà sur la France. N’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure. Comme disait à l’heure où la flamme s’éteignait, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, « il n’y a qu’un seul perdant, c’est l’esprit de défaite »…Sérieusement en berne, celui-là, à notre plus grande satisfaction ! Les lendemains de critiques en tous genres ne vont pas pour autant manquer, en revanche dans ce pays médaillé d’or en terme de râleurs et pas seulement politiques. Soyons-en assurés après cette trêve olympique et cette magnifique parenthèse enchantée…Seize jours, Seize ors et des records, en veux-tu, en voilà !