Adieu au dernier des géants parti rejoindre les femmes de sa vie et tous ses amis…

La France s’est réveillée ce matin sous le choc. Avec la disparition du dernier monstre sacré du cinéma français connu dans le monde entier…et surtout asiatique et non pas bien sûr celui consécutif au chantage à la destitution formulée par une brochette de mauvais acteurs de la France insoumise réclamant le départ du chef de l’Etat. La dernière trouvaille de Mélenchon and Co, sur laquelle je reviendrai probablement plus tard.

Mon actualité s’est arrêtée exclusivement tôt ce dimanche matin dans le dernier refuge d’Alain Delon, à Douchy, dans le Loiret. Cadre de tant de joies et de tristesses partagées en famille en lambeaux depuis le début du mauvais feuilleton de l’été dernier. Une bonne partie de notre pays pleure ce jour du Seigneur, (sous forme de clin d’œil) l’icône, le « dernier monument du cinéma français » parti rejoindre là-haut deux des femmes de sa vie, Romy et Mireille, le « vieux » Jean Gabin, ses potes Lino et Jean-Paul. Monsieur Klein est parti paisiblement cette nuit à l’âge 88 ans. Immortel il était! Immortel il restera assurément. Les légendes vivantes et les étoiles ne meurent jamais. Dans le cœur de nos compatriotes chamboulés par la mort du « Guépard » du « Samouraï » et de « Rocco ». Trois de ses titres à succès parmi tant d’autres. Et cette piscine restée en mémoire éternelle du couple Schneider-Delon ! Sissi de retour en grâce après quelques années de disgrâce au grand écran ! Grâce à Alain qui imposa ce retour sur la toile de Romy.

Il y a cinq ans, il recevait enfin le témoignage de Cannes en étant gratifié d’une palme d’honneur pour l’ensemble de son œuvre. Réception au cours de laquelle l’acteur fendait l’armure en annonçant sa propre fin. Finalement repoussée de quelques années de sursis après tant de douleurs, la maladie et les violentes bisbilles familiales! Il fascinait autant qu’il pouvait déplaire. Surtout à travers son engagement à droite de toujours.

Le mythe Delon n’est pas prêt lui de s’éteindre. Et sa « marque » internationale avec ! Principalement en Chine et au Japon où il est toujours considéré comme un dieu vivant.

Il s’était même parodié en « César » dans le rôle de l’empereur romain dans un des films sur le héros gaulois « Astérix « et sa brève apparition si drôle et ces mots « Ave moi ».

Il avait été aussi, sur un ton beaucoup plus mélancolique, jusqu’à se rendre un hommage posthume de son vivant à Cannes au bras de sa fille Anouchka. La préférée. Ses trois enfants Alain-Fabien, Anouchka Antony, et son chien, « Loubo », ont annoncé la disparition de leur père . Tout un symbole des adieux à cet ami des bêtes. Qui voulait reposer en paix dans la chapelle de sa propriété de Douchy aux côtés de ses si nombreux fidèles compagnons à quatre pattes. Les vrais amis de toute sa vie.

Je lui laisserai bien modestement ce dernier mot tout aussi symbolique prononcé lors de la remise de sa palme par sa fille chérie : « si je suis une star c’est au seul public que je le dois ». Une pluie d’hommages notamment émanant de nos politiques est déjà tombée en rafales ce matin. Pour célébrer justement Alain Delon tête d’affiche de « Plein soleil » l’ultime paradoxe de cette triste matinée dominicale. Le dernier « monument » cinématographique avec son amie, Brigitte Bardot. Adieu au plus beau « Flic et voyou ». « La race des seigneurs » un film sorti dix jours après le décès du président Pompidou, a perdu l’un des siens, un vibrant patriote, un passionné de politique, un fervent du général de Gaulle, engagé volontaire à 17 ans parti faire la guerre en Indochine ! Un mal-aimé tellement adulé par la suite au fil de sa carrière à l’écran… « Le clan des siciliens » n’est pas le seul à pleurer notre Zorro. Un rôle certes pas le plus immortel de sa prodigieuse filmographie ! Un roi s’est éteint. Vive le roi de la pellicule titulaire d’un CAP de charcutier. Son premier et seul diplôme…Mais quelle destinée que cette gueule d’ange ! Et quelle vie conjuguée au féminin pluriel…et ce ne sont pas que des « paroles, paroles » , dans son duo avec la chanteuse Dalida !

Il est très vraisemblable que cet homme de grand caractère a moins bien sûr qu’il ait laissé un avis contraire, soit l’objet, après Belmondo et le « taulier » de la chanson Johnny Hallyday , d’un « grandiose » hommage national. Le président Macron doit déjà y songer…

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