« Babeth » en conquête à la tête de « Renaissance » coupe l’herbe sous le pied à « Gaby » !

« Je suis candidate à la direction de « Renaissance ». La députée du Calvados et ex-Première ministre, Elisabeth Borne, vient d’annoncer vouloir briguer la succession de Stéphane Séjourné, le toujours ministre démissionnaire des Affaires étrangères, élu député pour la première fois dans les Hauts-de-Seine. Voilà une info qui ne va tout de même pas bouleverser le microcosme politique à quelques jours de la nomination d’un ou d’une cheffe de gouvernement à l’issue d’un conclave prévu à partir de demain vendredi à l’Elysée, avec les chefs de partis et présidents des différents groupes représentés au Palais-Bourbon!

Sauf que l’on prêtait les mêmes intentions chez son successeur à Matignon, dans l’optique de prendre les commandes du mouvement macroniste en vue de la présidentielle de 2027. « Gaby » avait déjà coupé l’herbe sous le pied à « Babeth » pour la direction du groupe parlementaire à l’Assemblée, un poste auquel elle avait imaginé un temps jeter son dévolu, avant finalement de renoncer et de s’effacer face à la candidature de Gabriel Attal.

Retour à l’envoyeur ! Il serait tout de même surprenant que celui qui a pris de sérieuses distances avec le chef de l’Etat avec qui les relations seraient devenues exécrables depuis la décision de dissolution, ouvre les hostilités avec la parlementaire de la Suisse normande autour de Vire, région on le sait capitale du…saut à l’élastique. Et ce d’autant plus qu’il n’est pas d’usage, comme l’a confié au détour d’une phrase dans cette interview dans un quotidien aujourd’hui l’intéressée, que le président d’un groupe politique occupe dans le même temps la responsabilité de ce même mouvement comme délégué général. « A moins bien sûr qu’il envisage de quitter le groupe », dit-elle en passant, pince sans rire. « Mon objectif consiste bien à préserver l’unité de ce parti qui n’a aucune vocation à être une chapelle ou une écurie présidentielle ». Un voeu qui me semble pas pourtant très proche de la réalité du futur ! Dès ces prochains mois.

En attendant le…Messie pour Matignon, on peut quand même s’interroger sur le sens d’un sondage sur la personnalité que nos compatriotes aimeraient voir succèder à Gabriel Attal. En l’occurrence lui-même ! Plébiscité par 40 % des sondés de ce panel et aussi premier sur le podium devant Jordan Bardella (39 %) et le « ch’ti » président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (32 %). Tout ça pour ça ? Quel sacré paradoxe alors que les deux préférés…n’ont pas gagné aux législatives ! Un classement où il faut plonger jusqu’à la 21 e place avec un score de 17 % sur les 35 personnalités testées pour trouver le nom de la candidate autoproclamée du Nouveau front populaire, Lucie Castets. Comme quoi ses efforts médiatiques « or normes » pour parler sports olympiques et paralympiques, n’ont pas convaincu grand monde. C’est vrai qu’elle partait de très loin la haute fonctionnaire chargée des finances de la Ville de Paris !

C’est dommage en revanche qu’aucune enquête d’opinions n’ait fait état des préférences des français quant à l’identité de gauche ou de droite du futur locataire au bail très précaire sur la rive gauche de la Seine, dans un pays clairement de droite en terme électoral ! Même si le premier bloc, loin d’atteindre la majorité absolue, est néanmoins, fortement majoritaire chez les extrêmes !

Selon un rituel souvent hebdomadaire je ne peux m’empêcher de livrer le titre humoristique du « Canard enchaîné » de la semaine : « Après la mort de Delon, LFI fait son cinéma. Mélenchon pousse Macron au Guépard ». En référence bien sûr à l’appel à la destitution du président de la République lancé par les seuls dirigeants de la France insoumise (bonjour les nouvelles scènes de ménage au sein de la coalition) si, par le plus grand des malheurs, « l’affreux dictateur  » ne nommait pas leur protégée, « Sainte-Lucie », à Matignon…

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