Chacun a campé sur ses positions comme c’était prévu. Les leaders du Nouveau front populaire, par la voix notamment de sa future ex-Première ministrable, Lucie Castets, a même été jusqu’à se faire l’écho, à sa sortie du palais présidentiel et de son entrevue au sommet avec Emmanuel Macron, de son assurance de pouvoir encore être choisie pour conduire les rênes du gouvernement et se réjouir de la bonne tenue de son grand oral. Quels mauvais acteurs. Quel bal des faux-semblants et de vrais faux-culs. La chorégraphie pour faire monter la pression sur le chef de l’Etat avait certes été bien montée. Comme une bonne mayonnaise. Une arrivée « groupir »dans les jardins de l’Elysée. Un bon point, même s’il était surjoué lorsqu’on connaît le climat actuel à gauche. Depuis entre autres le désir chez la France insoumise de » traduire » leur ennemi mortel devant la « haute cour » et lui signifier sa destitution. Quasi impossible dans les faits. Encore un faux-suspense comme celui de la nomination de « Super Lucie » sur la rive gauche du pouvoir. Les sujets urticants n’ont évidemment pas été éludés au cours de ce « petit théâtre » de Guignol des concertations. Rien de moins qu’une succession de jeux de dupes et d’égocentrisme exaxerbé ! Même si les visiteurs du chateau, en matinée, ont cru percevoir chez leur hôte une prise de conscience sur la nécessité d’un changement de cap politique. Qui ne va tout de même pas jusqu’à accepter la présence de ministres insoumis dans un éventuel gouvernement NFP. Une ligne rouge que n’entend pas franchir le « boss » et ce d’autant moins qu’il a bien entendu l’après-midi de la voix de ses visiteurs du bloc macroniste et des LR qu’ils déposeraient immédiatement une motion de censure dans cette éventualité. C’est toujours bon à prendre par les temps qui courent. Ils n’ont même pas osé faire, comme leurs collègues de gauche, le matin, semblant d’arriver ensemble. Chacun en ordre dispersé dans l’ex-camp majoritaire. Seuls de leur côté pour François Bayrou et Gabriel Attal. Et pas un mot n’est sorti de leur bouche. Alors que le maire de Pau a préféré lui sortir par une porte dérobée pour échapper aux questions des journalistes. Et un duo « Horizons » autour de l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, accompagné de ses deux présidents de groupes à l’Assemblée et au Sénat. Quelques mots et puis s’en va. Trois aussi côté Républicain pour un niet toujours sur une possible participation à une coalition gouvernementale à droite et au centre. Mais un refus encore plus net quant à un barrage rouge écarlate à l’égard de toute tentative de participation gouvernementale de la France insoumise. Un ciment fort. Le seul existant dans le couple qui n’en est pas un entre macronistes et les proches de Laurent Wauquiez, toujours sur la même longueur d’onde. Le cul entre deux chaises. Une situation pas très confortable et toujours condamnable.
Il n’est pas impossible à entendre « tout ce beau monde » que le président de la République s’invite à la télé lundi soir après un nouveau round de discussions avec les dirigeants du Rassemblement national, flanqués de leur nouvel et puissant (je plaisante) allié « Rico » Ciotti ! Et la réception des deux présidents de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet et pour conclure ses concertations avec le patron des sénateurs, Gérard Larcher. A qui il glissera, peut-être, dans le creux de l’oreille de l’ancien vétérinaire, le nom de son futur chef du gouvernement dévoilé officiellement mardi. Enfin, c’est encore loin d’être certain. Le « maître des horloges » fait durer ce mauvais suspense…Il n’a peut-être pas encore trouvé la clé pour la remonter et la mettre à la bonne heure !