Il n’y a peut-être pas encore cinquante nuances de ni-ni, mais on s’y rapproche à un pas accéléré. Il ne faut pas désespérer car le mauvais feuilleton de l’été ayant pour titre « recherche Premier ministre désespérement » est loin d’être fini. Ca tire, ça tire en longueur. Les dessins de nos caricaturistes étant souvent plus explicites que les mots, mon attention, ce matin, a été…attirée par l’un de ces dessins beaucoup plus parlants que la plus beau des éditoriaux politiques. Avec les caricatures de nos chefs à plumes avec sortant de leur bouche gourmande, des bulles pourtant sans grande saveur. Et à boire avec la plus grande des modérations, bien sûr. « Ni à droite, ni de gauche », « ni insoumis, ni écolos, « ni insoumis ni RN, ni droite, ni centre » et pour clore ce cinq majeur « ni nous, ni eux ». Vous aurez forcément reconnu le visage tellement familier de ce dernier ! A la fois amusants et affligeants. C’est vous qui voyez…En référence à un sketch de l’ex-duo Chevallier-Laspalès. Même s’il ne s’agit pas en la circonstance de la recherche d’un billet de train pour Pau. Mais bien pour Paris et plus précisément pour Matignon. Terminus. Arrêt en gare! Sauf que là on n’a pas encore l’heure et surtout le jour de l’arrivée. Le « chef de gare » de l’Elysée fait durer le suspense. Il paraît que le commandant de bord pourrait s’exprimer ce soir sur le petit écran. A voir. Il consulte encore toute la journée.
Celle d’hier était consacrée à la poursuite des universités d’été de plusieurs partis politiques. Avec toujours en tête d’affiche la starlette que toutes les formations de gauche s’arrachent: Lucie Castets. Elle est partout la jeune femme, acclamée par une foule en délire. Une véritable idole pour certains. Pas franchement toutefois comparable à Mère Térésa ou Sœur Emmanuelle. Que n’est pas encore cette mère de famille de 37 ans, mariée avec une avocate parisienne membre d’un cabinet dont l’une des clientes les plus médiatiques n’est autre que Rima Hassan, porte-parole de la cause palestinienne au Parlement européen et sur notre territoire…occupé. La Première ministre imaginaire et icône de l’union de façade bien lézardée de la gauche, attend toujours son heure de gloire. Qui n’est pas celle de l’un de ses opposants qui, à défaut de monter au sommet de l’Olympe, s’est offert ce dernier week-end, entouré de ses derniers fidèles, une petite grimpette, comme il le fait tous les ans, du Mont-Mezenc, sur ses terres électorales: Laurent Wauquiez, qui redevenu député en juillet dernier, a semble-t-il retrouvé sa voix. D’accord ce n’est pas la roche de Solutré chère à François Mitterrand, mais tout de même, ne gâchons pas notre plaisir des sens. A chacun ses ambitions et l’ex-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes n’en manque toujours pas. Surtout lorsqu’il s’agit de « dézinguer » Sainte-Lucie » « dont le seul titre de gloire est d’avoir ruiné la Ville de Paris » et ses « parrains » de la France insoumise dont le Don Corleone de LFI, « le plus grand danger politique pour notre pays ». Il était en forme le « Lolo » du Puy-en-Velay…Rien ne vaut davantage qu’une bonne ascension autour des chemins de Compostelle. Où il n’a pas prévu d’accompagner sa nouvelle copine, Lucie! Dommage. Cette dernière préfère de toute évidence ceux de Damas…Pour enfin trouver sa voie jusqu’à Matignon !