Une nage à contre-courants chez les socialistes et des excès d’insoumission routière aux conséquences tragiques !

Il est vraiment formi, formidable notre ancien président « petites blagues » François Hollande. Ne voilà-t-il pas qu’à quelques heures d’intervalle « l’homme qui faisait tomber la pluie » fustigeait son successeur à l’Elysée en jugeant comme « une faute constitutionnelle et politique » le fait qu’il ait repoussé du poste de Matignon, Lucie Castets et en même temps, quelques heures plus tard imaginait un socialiste à la tête du gouvernement. Son « deuil » aura été de très courte durée. Le « capitaine de pédalo » redevenu député de Corrèze, place toujours en priorité son esprit de vengeance contre Emmanuel Macron. Une façon en quelque sorte de privilégier son sentiment d’inimitié, un doux euphémisme, exacerbée, à l’intérêt de la nation. Passons…Le plus important n’est pas là. Ca risque sérieusement de tanguer au sein du Parti socialiste lors de son campus d’été prévu à son tour le week-end prochain. Il n’est pas assuré que l’exclue de Matignon, « Sainte-Lucie », fasse le déplacement jusqu’à Blois. L’opposition en interne d’Olivier Faure représentée en première ligne par le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol et son homologue édile de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, dans la métropole lyonnaise, devrait en effet naviguer à contre-courant. Cette dernière a poussé un gros coup de gueule pour réclamer une reprise des discussions avec le chef de l’Etat qui demain poursuivra ses entretiens…d’embauche en compagnie de plusieurs présidents de Région dont Renaud Muselier et Carole Delga. En résumé, de plus en plus de socialistes n’en peuvent plus de cette subordination de leur parti au grand Mélenchon loup ! C’est peu dire que JLM fait tourner en bourrique le PS et ses dirigeants. Vu leur rapport de forces, le duo NMR et Hélène Geoffroy, pèse à eux seuls avec ses troupes, plus de la moitié des militants du PS, les opposants au premier sécrétaire devraient obtenir l’assurance de la tenue d’une convention nationale avant février 2025. Ca pourrait cogner surtout avant l’échéance présidentielle, devant se dérouler un an plus tôt que les municipales. L’un des derniers bastions électoraux gagnants de l’ancien parti à la rose vendu à LFI. Un scrutin où les élus des grandes villes-nombreux-socialistes devront refaire ami-ami avec leurs camarades insoumis pour conserver leurs mairies. Ca promet une nouvelle chaude ambiance!

On connaissait le degré d’insoumission des députés de Jean-Luc Mélenchon. Mais on ignorait encore jusque là qu’elle pouvait s’étendre également à la rue, et pas seulement celle à laquelle il appellent pour châtier le président qu’ils entendent encore plus qu’avant, destituer ! Une mission là aussi quasi impossible. Ca fait de la mousse ! En attendant deux des députés LFI ont encore fait parler d’eux ces derniers jours. Un quasi inconnu parlementaire de l’Ile de la Réunion, qui roulait tous feux éteints, suite à un choc entre sa voiture et une autre se « rebelle » dans un premier temps en refusant contrairement à la conductrice à l’origine de l’accident le dépistage alcoolémique en mettant en avant son immunité avant un second refus…d’obtempérer à un nouveau test avec une grande véhémence à l’hôpital où il est dirigé. D’où il sortira très vite. Il devra répondre de son délit devant la justice.

Son collègue, beaucoup plus connu pour ses excès, s’est rendu coupable, au cours de cette nuit d’insoumission, d’un délit routier. Il s’agit du si gentil Sébastien Delobu, réélu député à Marseille, porte-drapeau de la Palestine, entre autres, surpris par une patrouille de police, en tournée de surveillance des synagogues après l’attentat de la synagogue de la Grande-Motte, alors qu’il circulait à contre-sens sur une voie réservée aux bus. Lui aussi devra répondre de son attitude . Qui évidemment n’a aucune espèce de ressemblance avec le tragique refus d’obtempérer commis par un cap-verdien, multi-récidiviste en infractions routières et violences sur la personne, à l’origine du drame de Mandelieu, dans les Alpes-Maritimes, où un adjudant du peloton de gendarmerie d’autoroute de cette même ville, a été fauché à 53 ans, laissant ses deux fils orphelins de leur père et sa veuve dans la peine que l’on imagine. Une épouse désespérée dont on se souviendra longtemps de ses mots très forts et bouleversants et ce cri de colère dans l’un des hommages ce matin rendu à la victime d’un véritable assassinat. « La France a tué mon mari par son laxisme »…Qu’ajouter de plus !

Laisser un commentaire