Sublime mais avec des longueurs ! Avec des « révolutionnaires » comme on les aime…

Ce titre pourrait prêter à confusion. Même si je ne conteste pas son côté clin d’oeil et un poil caustique. Il ne concerne bien évidemment pas les longueurs pas totalement sublimes concernant la désignation d’un Premier ministre (aucune avancée significative ne pointant encore à l’horizon) mais bien de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques. Emouvante et grandiose. Un retour de flamme idéal en cette période politiquement très compliquée.

Un grand moment de télévision pour un Paris magique avec une parenthèse enchantée de lumières et de sons. Une parade entre Champs-Elysées et la Concorde, la bien nommée, la beauté de l’Obélisque, sans oublier les allées du parc des Tuileries, avec les derniers relais de la flamme, comme on ne les avait jamais vus. En quelque sorte une révolution paralympique sans prise de la Bastille, il est vrai un peu éloignée géographiquement du site retenu (pas seulement bien sûr) et pas davantage de guillotine, fort heureusement ! Les acteurs et actrices ont déjà été suffisamment blessés dans leur intégrité.

C’était en la circonstance vraiment de très gentils révolutionnaires « culottés ». Mais pas trop. Ils ne méritent en aucun cas d’être pendus à la lanterne. Celle de la vasque olympique suffit à elle seule. Pour les éclairer devant le monde entier.

Je reconnais humblement que j’appréhendais un peu de porter pendant si longtemps (plus de trois heures) mon regard sur ces athlètes « abimés » par la vie! Mais si forts avant d’entrer en compétition. Et si fiers d’offrir une telle joie de vivre à des centaines de millions de téléspectateurs sur la planète, portés par cet enthousiasme du « beau ». Certes la déambulation sous les ors de la capitale illuminée a paru un peu longuette à certains. Mais qu’importe: quels souvenirs inoubliables de voir tous ces héros sublimés par leur joie de participer, en communion parfaite avec des artistes touchés eux aussi pour certains d’entre-eux par le handicap. Un si bel exemple d’inclusion chorégraphique. Celui de nous faire vibrer notamment lors d’une marseillaise « revisitée » de façon incroyable. Magnifique. Et chauvinisme ambiant, cet enthousiasme débordant de la délégation française lors de son arrivée sur le « stade » magnifié de la Concorde. Et pas la plus sage en terme d’ordre. L’esprit français que l’on aime tant. Tellement « emballant ». A l’image d’un pays fier de ses gaulois réfractaires. Pour une fois. Comme quoi il existe ausssi des désordres rafraîchissants et bons enfants! Jusqu’au presque sublime. Ca faisait plaisir à voir…Que la fête continue ! Avec en toile de fond ce sublime dessin humoristique de Chaunu paru dans le quotidien régional « Ouest France » et cette athlète porteuse de la flamme une jambe prise dans la Tour-Eiffel. Tout un symbole artistique…

Laisser un commentaire