Elle a tellement pris la lumière depuis le début de l’été qu’elle n’entend pas retrouver l’obscurité. Les phares de la notoriété et même au-delà continuent à l’éclairer et surtout l’habiter. « Sainte-Lucie » ne désarme pas en dépit de l’attitude hostile du chef de l’Etat à son égard à ne pas la nommer sur la rive gauche à Matignon. Elle fait semblant toujours d’espérer et de croire à ses chances. Peut-être pourrait-elle faire une halte à Lourdes. Puisqu’elle croit ! C’est de saison. Aussi a-t-elle pris une décision qui me déchire le coeur et celui certainement de millions de nos compatriotes: celle de se mettre en congès de l’Hotel de ville de Paris où elle occupait les fonctions de directrice des Finances et des achats. Peut-être envisage-t-elle même de rester en politique d’où son intérêt à se mettre en disponibilité. Sans pour autant démissionner de la Fonction publique (ce qui est moins courageux). En vue d’une éventuelle implication lors de prochaines élections ?
Il en est une autre qui aime bien se pousser du col: c’est ma « copine » Ségo, toujours prête à faire don, si j’ose dire, de son corps à la France. La « Royal » ne vient-elle pas en effet de se déclarer prête à endosser l’habit de Première ministre. Encore une auto-proclamation, celle-ci solitaire, pour « essayer de former un gouvernement d’union populaire ». Faut-il rappeler que Ségolène Royal s’était rangée avant le premier tour de la présidentielle derrière le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Et elle s’y connait en feux de la rampe, même si celle-ci est en pente descendante depuis son départ de son poste d’ambassadrice des pôles et de la surveillance des banquises, des phoques et autres espèces de terres bien gelées. Comme semble l’être encore pour quelques jours la situation politique française. Où tous les jours on nous annonce de nouveaux noms, parfois très drôles, pour occuper un siège pour le moins éjectable. Et ce quelle que soit son identité. La droite refuse d’y aller mais ne veut pas de la gauche. Et l’inverse est toute aussi vrai ! Le mot consensus est visiblement et dramatiquement rayé de leur vocabulaire.
Aussi le nom de Bernard Cazeneuve, l’ancien maire de Cherbourg, tient-il de plus en plus la corde. Pour le pendre haut et court ? C’est drôle de voir une bonne partie de la droite souligner toutes les qualités-réelles-du dernier chef de gouvernement de François Hollande. Indéniablement un homme d’Etat. La guerre des égos à droite fonctionne en pleine rafale surtout que les principaux chefs à plumes de LR ont fait une croix sur l’été 2024 pour ne s’intéresser qu’à l’échéance 2027. Qu’est-ce qu’on fait jusqu’à la fin de mandat ? La France qui ne peut attendre n’est-elle pas plus importante que cette absence lamentable de courage. A la seule exception de Xavier Bertrand, qui lui se verrait bien à Matignon. Sauf que ses chances d’y poser ses valises s’amenuisent de plus en plus avec un savonnage de planches de ses propres amis politiques. Et nous ne sommes pas à Deauville, célèbre pour d’autres planches ! Misère, misère. Pendant ce temps-là le président, qui pourrait se tourner davantage vers des élus locaux, faute de pouvoir compter sur des partis déchirés et incapables de s’unir dans le seul intérêt de notre pays, continue de travailler comme il l’a déclaré hier soir de Belgrade, capitale de la Serbie, où dans sa mission de commercial, il a réussi à placer une douzaine d’avions de chasse Rafales. Ce qui en soi en terme économique n’est pas une mauvaise nouvelle, même si le pouvoir politique serbe est davantage un allié zélé du régime poutinien !
De retour ce soir sur le territoire national, « Manu II » devrait…plancher définitivement sur le nom du « fameux » chef du gouvernement à l’abri de davantage des regards dans sa résidence de week-end au château de la Lanterne, si proche de celui de Versailles, demeure du « Roi-Soleil ». Où sa lanterne devrait enfin être éclairée d’ici à dimanche soir, à moins bien sûr qu’il continue à assurer ses consultations, en debut de semaine prochaine. Hélas bien tristement nécessaires avec ce régime de partis bien malade d’un sectarisme tellement fécond ! Ils aiment tellement se saborder à bâbord et à tribords. Un exercice où ils excellent…Il n’est donc pas surprenant que les politiques de toutes tendances soient tellement en zone de défiance aux yeux de leurs compatriotes ! Tout comme le chef de l’Etat…