Pendant que l’un phosphore à la Lanterne jusqu’à ce soir et se prépare à recevoir Bernard Cazeneuve demain lundi à l’Elysée, la fumée blanche pourrait encore attendre jusqu’à mardi) soit bien avant quand même les prochains Jeux olympiques prévus à Los Angeles, dans quatre ans, il y a encore une grande marge, l’autre, Eric Ciotti, fait du neuf dans les arrières-cuisines avec un plat réchauffé. Quel sens du modernisme. « Rico » le niçois, un sacré petit farçi, pas vraiment farceur, a remis au goût du jour l’ancien parti créé à l’initiative du général de Gaulle en 1968, l’UDR. Une appellation contrôlée qui renait donc de ses cendres ! Le vieil ancêtre du RPR, de l’UMP puis des Républicains, va revivre donc de sa…pleine et belle mort avec ce sigle revu et corrigé au niveau de sa signification, puisqu’il s’agit de « l’Union des droites pour la République« . Elémentaire mon cher Ciotti-Watson. Il en a dans la pipe ! Où plutôt le pipeau. Quel esprit fécond que « Rico » qui a justifié ce retour car il estime que « la marque LR était dépassée, discréditée par les défaites et les contradictions« . Il est encore plus fort que Faure (le patron du Parti socialiste). Il pouvait le faire et il l’a fait. Sans toutefois se glisser, bien sûr, comme son collègue PS, sous les draps avec Mélenchon. On ne peut pas avoir tous les vices. Quel courage impressionnant. Faut-il lui rafraîchir la mémoire au nouvel allié d’envergure du Rassemblement national. Qui était encore, il y a deux mois, avant le dissolution, président de ce « parti discrédité » et aux chances de survie quasi inexistantes ? J’ai ma petite idée…Et sa généreuse contribution a aussi pesé avec une réelle efficacité dans l’envoi de cet avis de faire-part.
Pas sûr que de là-haut le général apprécie cette reprise de sigle. Pour le cycle perdant, la vieille draisienne du début du 20 e siècle devrait encore servir. Avec un jeu de pinces à vélo…des années du héros de la France libre et père-fondateur de la V e République.
Il est en revanche une décision de justice qui se révèle beaucoup moins drôle. Très rapide dans son art de dégainer promptement, le député de Nice, sur des sujets d’actualité dramatique, n’a, me semble-t-il pas encore fait feu sur la décision de justice survenue après un nouvel épisode de rodéo urbain, à Vallauris. La Côte d’Azur n’en finit plus de connaître des drames provoqués par des meurtriers de la route, l’un d’entre eux a laissé une famille dans la douleur la plus extrême. Celle de craindre la disparition d’une petite fille de 7 ans, toujours entre la vie et à la mort, fauchée par un motocycliste de 19 ans, qui s’adonnait à son sport favori, celui de faire « joujou » avec une arme par destination, son deux roues. Peut-on vraiment s’imaginer le niveau de colère des parents prenant connaissance de la non-incarcération du probable meurtrier de leur enfant. Libéré à l’issue de sa garde à vue et son placement sous contrôle judiciaire. Seulement quelques jours après la mort d’un adjudant de gendarmerie fauché par un chauffard pas très loin, du côté de Mougins. Quand l’Azur devient si sombre et prend la couleur du deuil. Intolérable…
Beaucoup plus tolérable en revanche, toujours dans cette même région des Alpes-Maritimes, l’attitude du maire de Cannes, David Lisnard, qui effectuait comme bien d’autres sa rentrée politique ce week-end, qui, comme je m’en suis fait l’écho lui a donné l’occasion au titre de sa formation politique, « Nouvelle Energie » de sa volonté de ne pas se dérober, le cas échéant, et de prendre les rênes du gouvernement. « Nous sommes, écrit l’un de ses chefs de file, basé au Havre, en Seine-Maritime (non, il ne s’agit pas de « Doudou ») en capacité de proposer l’application immédiate des mesures concrètes pour redresser notre pays ». Voilà un ton nouveau chez des non-macronistes très assumés depuis des années, restés fidèles au vrai gaullisme. Comme quoi il ne faut jamais désespérer de tout !