Une nomination à leurres, sinon à l’heure en chantant « aujourd’hui peut-être ou alors demain « !

Un fauteuil pour deux ? A voir, car avec le maître des horloges de l’Elysée, tout reste possible ! Une quasi certitude à ce jour et à cette heure matinale (enfin presque) où j’écris ces lignes, nous sommes dans la phase terminale des consultations. Voire même au stade de l’entretien d’embauche du futur chef du gouvernement. Qui de Bernard Cazeneuve ou de Xavier Bertrand ? Le rose un peu pale ou le bleu social ? Dont les principaux et farouches adversaires se situent dans leurs propres familles. « Propre » est un bien grand mot car, comme pour l’un ou pour l’autre, ils se retrouvent à égalité dans de sales draps. Pour conduire une France ingouvernable. Laurent Wauquiez ne veut absolument pas du président des Hauts-de-France avec qui ses relations sont exécrables depuis la fin des années Sarko au palais présidentiel. Un rival qui plus est potentiel pour la course à la présidence de 2027. Quasi muet depuis son élection puis à sa réélection facile à la tête de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et notamment lors du débat sur les retraites où il est resté lâchement aux abonnés absents, « Lolo » s’est fait réélire, comme bien d’autres chez les macronistes et LR, à l’Assemblée nationale grâce à la constitution d’un front républicain salvateur. Pour enfin ré-exister au niveau national. Ou tenter de le faire. Et surtout empêcher ses amis de participer à une quelconque cohabitation surtout si c’est avec la droite et le centre macroniste. Il aura tout fait jusqu’au bout, pour mettre des bâtons dans les roues de son ancien ancien « compagnon » de gouvernement. Véto clair et net. Et pourtant il n’a pas exercé comme vétérinaire comme Gérard Larcher, le président du Sénat. Le nom de ce dernier est tout aussi honni chez Marine Le Pen qui a-t-elle déjà annoncé voterait une motion de défiance. Mieux vaut la gauche ! Forcément. Un magnifique sens des responsabilités ! Le barbu du Puy est en train de se noyer au fond du trou républicain. Contrairement à d’autres de ses amis plus réalistes et moins sectaires, prêts à gouverner.

Un choix de gauche (même pâle) tel que celui de Bernard Cazeneuve, s’il va à Matignon, ce qui est loin d’être acté dans l’ultime ligne droite, pourra le remercier le cas échéant pour son aide indirecte. Mais lui aussi ne traverse aussi que des chausse-trappes surtout tendues par la gauche. Et pas seulement celles de la France insoumise, scotchée sur la seule Lucie Castets. Sortie de nulle part, elle ne retournera pas pour autant auprès d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Mais ce n’est pour autant que l’on ne l’entendra plus !

Le dernier Premier ministre de François Hollande (reçu comme son précédesseur Nicolas Sarkozy ce même lundi) n’ira quant à lui que si la cohabitation avec Emmanuel Macron lui semble possible en terme d’autonomie par rapport au chef de l’Etat pour conduire une action légitime à ses yeux. Il a ses exigences.

Son nom ainsi que celui du maire de Saint-Ouen (donné parmi les prétendants sans l’être officiellement) a été fait sifflé par la rouge aux yeux bleus, Clémentine Autin, présente elle aussi à l’université d’été du Parti socialiste à Blois. Un geste qui en dit long sur l’état de popularité de Bernard Cazeneuve auprès de la France insoumise et d’une partie des socialistes et de la gauche en général. Plus detesté que jamais. Un avantage peut-être pour le possible successeur de Gabriel Attal, qui, en principe, devrait rendre son tablier, alors que d’autres vont le renfiler pour les plus petits, en cette journée de rentrée scolaire bien pluvieuse ! Qui néanmoins pourrait être celle des derniers leurres à l’heure du choix définitif du sélectionneur. Enfin. On parle maintenant d’un troisième homme. Un illustre inconnu président du Conseil, économique, social et environnemental, un technicien de consensus. Pour un futur…haro sur le Beaudet, son nom! On connaît la proportion du président de la République à aimer brouiller les pistes. Mais là il ferait très fort en choisissant un autre mouton à cinq pattes que l’un des deux « finalistes » reçus à l’heure de rendre sa copie…Il y aura un « cocu » potentiel, voire même deux. Mais là il ne pourra pas s’offrir une copie blanche. « Quand vient la fin de l’été » pour reprendre une chanson de Laurent Voulzy, il ne suffit pas de revenir au monde d’avant avec l’ancien maire de Cherbourg, effectuant possiblement un come-back à Matignon, sinon un « coming-août »…

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