Il n’y a pas de mots assez forts pour caractériser le ball-trap qui, depuis une quinzaine de jours, paralyse la vie politique française dans l’attente de l’arrivée du gouvernement nouveau. Avec la complicité évidente du chef de l’Etat, de plus en plus au pied d’un mur de lamentations à la française et n’arrivant toujours pas à se décider jusqu’à l’heure où j’écris ces quelques lignes avec le tir aux pigeons mis en place notamment par sa « majesté » Marine le Pen. La reine des élégances pour appuyer sur le bouton du siège éjectable du futur locataire de Matignon. Un petit nouveau de 73 ans, Michel Barnier, vient de s’y installer toujours d’après les rumeurs rimant avec leurres. Ou pas ! Un « fossile » a réagi de façon d’une grande élégance l’un de ses lieutenants, le député de la Somme RN, Jean-Philippe Tanguy. Qui se permet du haut de son petit parcours politicien passé de Dupont-Aignan à Le Pen, de tailler en pièces la carrière de l’ancien ministre et commissaire européen, « le pire des pires » allant jusqu’à le traiter « d’imbécile » et de noms d’oiseaux tout aussi flatteurs. Le degré zéro de la politique politicienne d’une classe complètement hors sol. A bâbord comme à tribord. Le manège continue toujours de tourner. Jusqu’à quand ce grand cirque ? Avec à l’horizon la possible promotion d’une figure du gaullisme mais pas celle des Hauts-de-France ! Il aurait bonne mine Jean-Philippe Tanguy si l’ex-premier de cordée aux JO d’Albertville, dans son département de Savoie aux côtés de Jean-Claude Killy, devenait chef du gouvernement en milieu d’après-midi. Quel pied de nez digne de Cyrano !
En attendant c’est vraiment le pompon depuis deux semaines. A chaque jour son candidat aussitôt victime d’une maladie foudroyante: celle liée à sa censurabilité, le dernier mot à la mode…
Je préfère m’arrêter là pour évoquer un autre pastis beaucoup plus pagnolesque qui, de prime abord, pouvait ressembler à une mauvaise blague marseillaise. Celle de l’annonce de la signature d’un contrat de partenariat entre le groupe éponyme Pernod-Ricard non pas à avec le club local, l’Olympique de Marseille, mais son rival préféré le PSG. L’injure suprême sur la Canebière et autour du Vélodrome. Encore heureux que la vieille loi Evin des années Mitterrand, cela ne s’invente pas, subsiste pour empêcher le club de la capitale d’offrir son maillot aux couleurs du « petit jaune » C’est peu dire que les supporters et ultras marseillais ont été assommés par cette info digne d’un film »catastrophe ». Certains n’ont pas hésité à brandir un carton rouge au traitre et emblème de la cité phocéenne qu’ils menacent désormais de boycotter. C’est la révolution. La plus célèbre des boissons vendue aux parisiens, aux qataris, jamais avares lorsqu’il s’agit de provoquer leurs ennemis intimes. Déjà que le champagne coulait à flots dans les loges du Parc des Princes. Maintenant la boisson préférée de nos compatriotes. Même si je compatis à la douleur de mes amis phocéens et de son club, cher à mon coeur, je n’entends pas avec la modération qui s’impose abandonner mes habitudes avec le « petit jaune ». Il y a quand de même des limites au sacrifice et à la solidarité ! Déjà que la Ligue 1 de football s’est déjà vendue aussi à un autre empire: celui de McDonalds après Uber-Eat, que je ne fréquente pas davantage ! Depuis toujours ou presque. Dans un autre domaine d’actions, la Ligue 2 n’avait-elle pas déjà franchi la ligne…jaune en s’acoquinant avec un site très libertin et même plus, il y a quelques années. La ballon ne tourne vraiment plus rond dans le monde frelaté du football…Bien éloigné du bonheur que nous procurent nos champions paralympiques encore formidables hier merdredi avec l’obtention de quatre médailles dorées et sept autre breloques, remportées à 90 % par nos paras-cyclistes. En tête d’un peloton en route vers la gloire et une moisson en or historique…Ca mérite bien un « petit jaune » bien équilibré ! Même si peut-être les vins de Savoie pourraient être à l’honneur très vite dans la cave de l’hôtel de Matignon. Après l’annonce, à l’heure du déjeuner , de l’arrivée de Michel Barnier, nouveau chef d’un « gouvernement de rassemblement » !