Quel « boxon » !

C’est certes vulgaire mais ça y ressemble. Quel « boxon » cette constitution du nouveau gouvernement. Heureusement encore que la ligne d’arrivée semble quand même se rapprocher ! Le Premier ministre a prévu ce jeudi une ultime et double rencontre avec Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, les présidents des deux chambres. Suivie d’une réunion décisive avec les groupes politiques. Après une journée d’hier chargée en émotions multiples. Après plusieurs coups de théâtre après que l’homme de Matignon ait présenté le fruit de son travail d’approche des possibles rentrants au chef de l’Etat. Qui aurait signifié son refus catégorique de plusieurs noms de cette fameuse liste. On ne sait pas lesquels. Surtout que dans cette première sélection figurent trois survivants de l’équipe de Gabriel Attal. En l’occurrence, Rachida Dati, Catherine Vautrin et Sébastien Lecornu. On imagine mal le « roi » rejeter hors de l’échiquier le « favori et les favorites ». Visait-il alors l’un ou plusieurs des autres noms de Wauquiez, aux Finances, Didier Migaud, à la Justice, Annie Génevard à l’Agriculture et Bruno Retailleau à l’Intérieur ?

Force est de reconnaître que le parti des Républicains est pour le moins trop gourmand dans ses espérances de placer quelques unes de ses fortes personnalités au sein du futur gouvernement. Cette « extrême » droitisation ne pouvait pas être recevable. Pas plus par le chef de l’Etat que par une partie du bloc central peu désireux de se faire dicter sa loi par un mouvement politique très minoritaire. Gabriel Attal n’a pas hésité, le même jour, une erreur encore de timing, en annonçant médiatiquement qu’il « avait une histoire à écrire aux français ». Se prendrait-il pour le général de Gaulle ? Cette provocation, alors que le feu brûlait, était-elle bien utile ? Attention aux chevilles et à la tête qui enflent avec une certaine démesure chez « Gaby ». Un peu de retenue, jeune homme. Ce n’était vraiment pas le jour, alors qu’hier soir, les bruits d’une possible démission de Michel Barnier bruissaient dans certains couloirs. Bien alimentés par des proches du pouvoir et tous ceux qui n’aspirent qu’à une agitation maximale. A gauche comme à droite ! Un départ-choc qui nuirait d’ailleurs davantage au président de la République qu’à son très éphèmère chef, toujours à ce jour sans gouvernement ! Mais pressé d’en finir rapidement comme il l’a répété ce jeudi matin. Emmanuel Macron aurait beaucoup plus à perdre qu’à gagner dans cette hypothèse funeste. D’où son intérêt aussi à ne pas exaspérer plus que de raison le locataire de Matignon, pas vraiment homme à se soumettre. Plutôt à se démettre si le blocage persistait au-delà de la fin de semaine. Ca peut passer comme casser. Et les Attal et Darmanin et consorts n’ont aucun intérêt à pourrir la situation et à mettre de l’huile sur le feu. Ils en auraient à payer le prix fort. Tout comme les Républicains. Qui imaginent pouvoir truster une majorité de maroquins et laisser des miettes à ceux qui, tout de même, représentent la seconde force à l’Assemblée nationale. Ils auraient tendance à l’oublier.

Il est un poste gouvernemental qui a priori ne croulera pas sous les candidatures. Celui proposé au futur secrétaire d’Etat ou ministre des outre-mer. Ce sera du temps plein loin de la métropole. Avec tout ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie ou deux kanaks, ces dernières heures, ont été tués lors d’affrontements avec le GIGN et aussi en Martinique où des heurts importants ont nécessité la mise en place d’une période de couvre-feu par les autorités locales suite à des violences motivées, entre autres par le prix des denrées alimentaires. Une situation devenue de plus en plus insupportable pour une grande partie de la population « chaud bouillante ». Une sacrée cocotte-minute que cette île des Antilles ! Attention grand danger.

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