« Sos fantômes » : la « droite Trocadéro » de retour ?

La « droite Trocadéro » Ça ne vous rappelle rien ! Une place célèbre sur laquelle convergèrent à Paris, pour l’ultime rendez-vous de sa campagne présidentielle de 2017, le malheureux François Fillon, en passe d’être « débranché « et tous ses milliers de soutiens, connus et inconnus. Dans une atmosphère bon chic bon genre et tendance jupe plissée bleue marine et petit col blanc pour ces dames. Au nombre desquels figurent trois postulants dont le principal, le sénateur vendéen Bruno Retailleau, qui pourtant n’est pas du genre à porter un tel « uniforme » le futur patron de Beauvau, affichés pour rentrer au gouvernement.

A ce niveau d’ailleurs il est permis de s’interroger sur la méthode employée par l’exécutif de rendre publique la substantifique moelle d’une liste pas encore rendue officielle. Un premier listing a donc été livré à la pâture des médias forcément pressés d’informer. Des fuites bienvenues. Après déjà deux semaines de tractations pour le moins délicates. Entre tous les tenants de droite et du centre du bloc central, arrivé en seconde position au scrutin des législatives. Déjà bien contents de sauver les meubles et de toujours exister. Surtout les macronistes, toujours en force dans la sélection finale avec les Républicains, avec l’arrivée, pour compenser le départ de leurs têtes d’affiche dont plusieurs n’ont qu’une idée en tête: la présidentielle de 2027, de plusieurs jeunes députés de la mouvance, Ensemble pour la République. Un EPR qui souhaitons-le sera bien à l’heure contrairement à celui de Flamanville dans la Hague.

Et dans l’autre hémisphère, de certains LR au péché originel intolérable: celui d’être frappé d’une maladie incurable: celle d’avoir participé notamment dans une époque éloignée et en première ligne des rangs serrés, la « Manife pour tous » contre les LGBT. Ce qui avait coûté le poste de Première ministre, finalement dévolu à Elisabeth Borne, à Catherine Vautrin, repêchée ensuite dans le gouvernementi Attal. Elle aussi avait dû ne pas apprécier la « plaisanterie ». Mais c’était resté à l’époque dans un cercle relativement restreint. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Avec cette ultime veillée d’armes avant l’annonce officielle ! Les centristes d’un autre François, en l’occurrence Bayrou, ont fait (et je parle pas bien sûr de la gauche, proche de l’apoplexie fatale) étalage de leurs profonds désaccords et ont même été jusqu’à menacer, l’espace d’une journée (retiens-moi ou je fais un malheur !) de ne pas entrer au gouvernement. Tout est rentré dans l’ordre. La France est sauvée…Alléluia.

Je reconnais à mon petit niveau personnel de ne pas avoir été à l’époque un très chaud partisan , sans m’être joint à la moindre « manife » de cette loi du « mariage pour tous » pondue par Christiane Taubira sous l’ère Hollande. Mais comme pour…tous les imbéciles, il est permis de changer. En bien j’espère. Qui imagine aujourd’hui cette loi être recalée. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il faille accepter dans un gouvernement des ministres connus pour un passé douteux dans le domaine sociétal sur plusieurs points pour le moins délicats, surtout lorsqu’il concerne…la famille et tout particulièrement la femme. Mais de là à « excommunier « certains d’entre-eux pour toujours ! La faute incombe surtout aux gouvernants, un gros poil épais provocateurs. Surtout lorsqu’elle s’ajoute à une indéniable erreur de communication. On ne balance pas des noms (la presse est toute aussi coupable) avant que la liste ne soit définitivement close et acceptée par le chef de l’Etat. Qui est tout de même un tantinet amusant dans ses propos tenus hier en marge d’un déplacement autre que celui prévu en Bretagne. « C’est son gouvernement et il le compose avec beaucoup d’engagement. Il est important que tout le monde l’aide à réussir, c’est l’intérêt collectif , il faut laisser Michel Barnier, travailler ». C’est assez drôle…alors que lui-même, pas exempt de reproches, a participé à cette cacophonie ambiante. Nous n’étions plus, qui plus est, à deux jours près avant l’annonce de l’identité des nominés sur le perron de l’Élysée par le puissant secrétaire général du Palais et éternel numéro deux d’Emmanuel Macron, Alexis Kolher. Parfois donné sur le départ mais jamais sacrifié…C’est peut-être pour aujourd’hui samedi comme l’espèrent Michel Barnier et encore plus probablement ses futurs équipiers sur un trimaran de tous les dangers privé du flotteur de gauche puisque celle-ci a pris courageusement le…large d’une union nationale qui aurait été pourtant la meilleure pour la France. Mais de ça, nos politiques à l’ego surdimensionné n’en ont que faire !

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