Ca peut être très drôle la politique, surtout lorsqu’on ne parle pas des sujets qui fâchent nos compatriotes, liés aux efforts qui leur sont demandés par nos gouvernants lorsque la situation l’impose. Comme c’est le cas actuellement avec l’augmentation toute relative des impôts, devant être supportée uniquement par les classes les plus aisées et le gel pour six mois de la revalorisation des pensions de retraites, qui lui va toucher tout le monde. Pour un total de 17 millions de personnes concernées dont les petites pensions viennent d’être néanmoins revalorisées avec trois mois d’avance sur le calendrier. Et un terrain très sensible politiquement. Contrairement à la taxation des plus riches beaucoup mieux accueillie et pour cause !
Pas trop mal servis d’une façon générale (pour cause également de l’importance de l’inflation) ces dernières années, les retraités vont donc devoir passer à la caisse et participer à ce nécessaire effort (limité néanmoins) de solidarité. Décidément le mot retraite devient vraiment bien difficile et anxiogène à prononcer depuis la loi de rallongement de l’âge au départ ! Pourtant de plus en plus indispensable vu la situation catastrophique de nos finances. N’en déplaise à des partis politiques totalement obtus et irresponsables. Pour ce qui est des entreprises, trois cents d’entre-elles faisant plus d’un milliard de chiffre d’affaires devraient seulement être touchées. C’est toujours de trop, mais tout de même, ce n’est pas la fin du monde. Il faut raison garder. Elles devraient s’en remettre ! Le choc fiscal envisagé s’éloigne, semble-t-il, même si la situation budgétaire exige une réduction de 60 milliards dans le prochain budget dont 40 concernant les dépenses publiques. Dur, dur d’être Premier ministre confronté à…la dureté du temps, (l’exigence de faire 60 milliards d’économies en urgence) dans une conjoncture internationale aussi très mauvaise !
Heureusement que l’on peut compter sur quelques grandes figures de notre classe politique pour nous rendre l’actualité plus douce. Et quelle classe, avec tout seigneur, tout honneur, sa majesté la reine de la capitale, qui n’est pas Anne d’Autriche, mais bien Anne Hidalgo. On vient en effet d’apprendre hier que la maire de Paris, avait fait don , non pas de son corps, mais celle de la combinaison qu’elle portait lors de son premier plongeon dans la Seine…au musée olympique de Lausanne. A la demande bien sûr de celui-ci. Voilà une nouvelle qui va rejaillir forcément sur sa notoriété à l’international. On est bien content pour elle. Quelle reconnaissance dont elle n’est pas peu fière. La « belle » n’a pu s’empêcher de se glorifier de son cadeau: « ce n’est pas anodin de constater que ce sont les Jeux, qui ont permis à notre fleuve d’être rendu à la baignade« . Ainsi soit-il. Que nous prépare-t-elle pour la réouverture de Notre-Dame en décembre prochain ? C’est décidément une belle année pour la maire de Paris, qui, en plus, a vu partir sa directrice des affaires économiques de la Ville, une certaine Lucie Castets qui se voyait déjà en haut de l’affiche, rive gauche, à Matignon !
C’est en revanche beaucoup moins drôle. Surtout pour ceux qui empruntent chaque jour le périphérique avec une autre décision venant de l’Hotel de ville. Anne Hidalgo ne s’est pas faite, une fois encore, que des amis avec sa décision de baisser la vitesse à 50 km/h sur cet axe routier qui lui ne se révèle pas être le poumon vert de la capitale. Elle y a rajouté, de façon très autoritaire une mesure d’interdiction de vente de diésel dans quatre stations-services se situant en bordure du périphérique. Pourquoi elles et pas les autres ? Cette première étape vers l’éradication du gas-oil fera-t-elle…tâche d’huile ailleurs ? A Paris ou comme d’autres localités en France. Certains vont très probablement s’attaquer à cette décision. Légale, pas légale, le débat, là encore, risque encore d’être chaud…avec un pistolet de couleur jaune appelé à ne plus trop couler ! Adieu le petit jaune et pas seulement qu’à l’heure de l’apéritif… à boire avec modération surtout lorsqu’on prend le volant !
Dernière heure: Ce n’est hélas pas un malentendu d’une scène culte qui avec ses amis de la troupe du Splendid l’avait rendu célèbre. L’acteur-réalisateur Michel Blanc est décédé à l’âge de 72 ans des suites d’un arrêt cardiaque. Ce n’était pas seulement le looser si drôle des « Bronzés » Jean-Claude Dusse. Éternel personnage du rire mais aussi du drame à la filmographie impressionnante. Un grand de la pellicule, devant et derrière la caméra, assurément nous quitte. Le cinéma est en deuil et nous tous aussi en ce début d’une journée qui commence très mal ! L’un de ses complices, Gérard Jugnot, depuis le lycée Pasteur à Neuilly, a écrit quelques mots « Putain, Michel, qu’est-ce tu nous a fait ». C’est si vrai…Comme l’est cet autre hommage : Monsieur Hire (l’un de ses personnages dramatiques) a enfin conclu à notre plus grande tristesse ! Une conclusion très prématurée hélas…d’une vie bien remplie. Celle-ci pour notre plus grand bonheur de cinéphile et de téléspectateur. La montagne de Val-d’Isère perd son plus célèbre skieur et…chanteur sur télé-siège en combinaison de couleur orangée !