Le doliprane ne suffira pas à soigner des grands malades !

Heureusement encore que pour ne pas grever les finances de son pays un tantinet fortement endetté par une politique qu’il a lui même menée avec l’assentiment des exécutifs pendant ses sept ans passés à Bercy, que le professeur Bruno Le Maire a choisi la voie de l’exil en Suisse pour y dispenser des cours en sciences économiques à l’Ecole de Lausanne ! Evidemment ça prête un peu à sourire à une période où nos politiques vont s’affronter et se battre comme des chiffonniers lors du débat sur le budget. De quoi leur donner la migraine et les inciter à abuser du plus célèbre paracétamol, de loin le plus vendu dans nos officines. Qui pourrait d’ailleurs se faire conditionner hors de notre territoire puisque l’une des filiales du groupe SANOFI, entend la vendre à un fonds d’investissement américain. Deux ministres du gouvernement vont d’ailleurs se déplacer sur le site normand de Lisieux ce lundi pour tenter de rassurer les deux cents personnels de l’usine très soucieux et à juste titre inquiets de l’avenir de leur outil de travail ! Les sanglots longs de l’automne pas très éloignés des plages du Débarquement de juin 44 avec d’autres « ricains » venus eux libérer notre territoire avec nos alliés de l’époque.

Des sanglots qui nous assaillent aussi sur un autre terrain, celui du gaz, avec la différence d’appréciations entre plusieurs ministres suite aux déclarations de la ministre chargée de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, dont le discours n’était visiblement pas le même que celui de son collègue de Bercy en annonçant qu’un relèvement de la taxe du gaz (comme celle de l’électricité) n’était pas à écarter ! On est hélas habitués de ce genre de couac dont est coutumière la ministre « rive gauche » de la Macronie, dont l’éviction n’aurait pas suscité de manifestation de soutien. Elle n’a pas changé depuis son dernier poste gouvernemental en ministre déléguée à l’Agriculture. Il y aurait aussi comme de l’eau dans le gaz non seulement entre le poids lourd Bruno Retailleau et son collègue de la place de Vendôme, Didier Migaud, qui, lors d’une matinale ce lundi, a déclaré qu’il pourrait quitter son poste de Garde des Sceaux s’il n’obtenait pas une amélioration du sort budgétaire de son ministère amputé d’environ 500 millions d’euros, mais entre plusieurs autres ministres. Et je ne parle même pas des dossiers brûlants de la rue de Grenelle, où la ministre de l’Education nationale, Anne Genetet, va devoir se battre pour son 1,2 million d’agents après l’annonce de la suppression de 4.000 postes d’enseignants. Même si dans le même temps la nouvelle proviseure, déjà très contestée, s’est félicitée d’avoir obtenu une augmentation de 834 millions pour son enveloppe globale et déclaré à l’heure des hommages rendus à deux enseignants tués par la barbarie de deux terroristes islamistes, les professeurs Paty et Bernard à deux ans d’intervalle, a déclaré aussi que les atteintes à la laïcité reculaient dans les établissements scolaires. On peut se montrer dubitatifs ! Pas de quoi toutefois satisfaire la communauté éducative qui, trop souvent, n’a qu’un idée en tête: ses effectifs. En dépit de la baisse de la démographie scolaire surtout dans le premier cycle. Ca se saurait malheureusement si les effectifs mathématiques suffisaient à résoudre le mal profond de l’Education depuis tant d’années ! On pourrait d’ailleurs en dire de même pour la Justice dirigée antérieurement par Eric Dupond-Moretti dont l’enveloppe n’avait jamais connu une telle embellie ces deux dernières années. Ce qui n’empêche pas la Justice de mal se porter ! Et là il ne suffira pas de quelques camions de Doliprane pour soulager les grands malades…

Laisser un commentaire