Le jour et l’année d’après !

« Le jour d’après », avais-je écrit sobrement le lendemain des obsèques de mon épouse, Véronique, à l’issue d’un combat perdu contre la maladie. Un an et demi après son déclenchement. Comme le temps passe vite. Inoxérablement. Comment pourrais-je oublier cette journée de recueillement et de deuil ? Le terme d’une belle aventure de 42 ans de bonheur partagé. Enfin je l’espère sans trop de risque de me tromper. En toute simplicité. Le jour et l’année d’après, c’est aujourd’hui. Après une première année passée sans elle. Qui aurait été beaucoup plus douloureuse sans le soutien sans faille de mes proches et amis d’Evreux, du Havre et de Saint-Malo, nos différents ports d’attache auxquels je reste très attaché. Même si la capitale de l’Eure avec ses bras de l’Iton, n’est pas connue comme aussi Tonnerre et son canal de Bourgogne, pour être contrairement aux Sables d’Olonne, capitale de la voile, tous les quatre ans avec sa légendaire transat du « Vendée Globe » deux villes maritimes. Pour une raison bien simple, c’est là que mes deux enfants, Mathieu puis Aurélie sont nés. 40 ans bientôt pour la bourguignonne et deux ans de plus pour le sablais et toujours fier d’être vendéen d’origine, né lors du passage à Port-Olona du Tour de France à la voile. J’aurai préféré la Grande boucle cycliste du même mois…Je n’ai pas trop le pied marin et le Tour de France cycliste fait partie de mon panthéon sportif. Mais on ne choisit pas toujours. Ca ne me rajeunit pas. Ainsi va la vie, qui m’a été rendue plus douce depuis ce 14 octobre 2023 funeste grâce à cet amour filial de tous les instants, en dépit là aussi de l’éloignement géographique. Une distance dont je n’ai pas eu à souffrir grâce à l’affection de mes deux chers petits-enfants, Raphaël et Augustine, qui pensent toujours à leur « maminou » chérie, sans oublier bien sûr ceux que dans certaines familles on appelle parfois les « pièces rapportées » Elodie et Xavier à qui je ne témoignerais jamais assez de remerciements et de reconnaissance pour me rendre la vie un peu plus belle comme lors des derniers mois de la maladie de ma « demoiselle de Cherbourg ». Et surtout l’après. Merci à tous sans oublier mes fidèles lecteurs et ami (e) s de cet espace de lecture, qui, par leur soutien m’ont apporté des petits papillons dans les yeux. Les papillons d’un autre bonheur partagé. En toute amitié. Même si je n’oublie pas bien sûr…Je tenais en ce jour d’anniversaire d’après à les remercier et pour une fois me livrer à titre beaucoup plus personnel. Un exercice toujours délicat. La politique reprendra dès demain. Il y a un temps pour tout… Et pardon pour ce petit écart ! Avec l’espoir vain que l’intéressée, là-haut, lise ces quelques mots empreints d’émotion !

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