Un retour de la taxe d’habitation hélas possible…et qui se ressemble s’assemble !

Le retour de la taxe d’habitation fera-t-il partie de la corbeille de la mariée en noir budgétaire ! Pour soulager celui des collectivités locales mais certainement pas pour les ménages qui eux l’avaient bien apprécié. En moyenne un treizième mois très appréciable. Un cadeau aux contribuables non négligeable oublié dans la colonne positive du bilan des anciens gouvernants. De façon injuste d’ailleurs même si en retour perdant il avait été obéré par une forte hausse du foncier pour les propriétaires de biens immobiliers. Des vases communicants qui risquent le cas échéant de faire déborder un autre vase ! Ce serait fort dommage pour nos finances de locataires. Évidemment nos si chères collectivités, dépensières en personnels, n’éprouveront pas la même optique. Cette éventuelle victoire ne les fera pas pour autant renoncer à leur volonté haussière foncière !

En attendant le Rassemblement national et la gauche se livrent un bras de fer relatif au piège que leur tend les premiers. La question se pose tout particulièrement pour les députés insoumis très partagés sur le bien-fondé de voter l’abrogation de la dernière loi sur les retraites. Un véritable totem pour la gauche . Oui mais. Faut-il pour elle donner le point à l’extrême-droite ou prendre le risque de provoquer l’incompréhension de leurs électeurs en refusant de voter avec la RN ? Quel dilemme pour des débats intérieurs qui resteront très vifs jusqu’à l’examen de cette « niche » parlementaire défendue par Marine Le Pen et son groupe en date du 31 octobre prochain, veille de la Toussaint. En quelque sorte un duel de tartuffes contre tartuffes. Un chausse-trappe à l’issue encore incertaine. Le sujet n’agite pas que les Verts, LFI et le PS, mais aussi le Parti communiste. Son « patron » Fabien Roussel battu aux dernières législatives par le candidat RN…rapporteur justement de ce texte d’abrogation de la loi, n’est pas rancunier. La preuve : il s’est exprimé avec sa gouaille habituelle: « Si j’étais encore député je voterais le texte du RN. Les Français réclament son abrogation. Ils s’en foutent de savoir d’où ça vient ». Il n’a pas totalement tort sur ce dernier point, même si pour ce qui me concerne je ne la voterais pas, la principale étant mon hostilité à un âge de retraite à 62 et pire encore à 60 ans impossible à tenir financièrement et défendu mordicus par LFI, dont celle aussi de ne pas mêler ma voix à celle des…deux extrêmes qui , trop souvent, font mine de s’opposer. Qui se se ressemble s’assemble. Quelle lâche hypocrisie que leurs électeurs devraient enfin comprendre ! Mais ça c’est loin d’être gagné…

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