Il n’y a pas de quoi tout de même se rouler par terre ! On en est pas à la réplique, toutes proportions gardées bien sûr, d’une nouvelle affaire Dreyfus! Et pas davantage pour rester à une époque identique à une remise en question de la loi de séparation de l’Eglise et l’Etat datant de 1905 ! Et tout ça parce que l’actuelle ministre de la Culture, Rachida Dati, a proposé pour sauver nos églises de villages ruraux de la ruine, de taxer de 5 euros la visite de touristes et non pas, bien évidemment, les fidèles pendant les offices à Notre-Dame-de Paris. Ce qui pourrait rapporter environ 85 millions d’euros par an. Alors que dans le même temps l’Eglise rappelle elle le « principe de gratuité du droit d’entrée « .
Ça se fait pourtant depuis des années et à un tarif plus onéreux pouvant atteindre les 20 euros et même plus dans nombre de célèbres cathédrales et édifices religieux de caractère de notre vieille Europe catholique. Et tout particulièrement en Espagne et Italie, terres du catholicisme. Cette idée n’est pas la plus mauvaise. Loin s’en faut, même si elle a fait hier l’objet de l’actualité et tout aussi sûrement de polémiques dont la France a le secret. Certains de nos politiques brandissant une volonté de « marchandisation insupportable de nos lieux de culte chrétiens »
A droite comme à gauche d’ailleurs. C’est assez cocasse de l’entendre de la bouche de nos plus fidèles défenseurs de la laïcité ! Il faut raison garder et une fois encore ne pas travestir la vérité. Celle qui consiste à essayer de trouver une solution pérenne pour sauvegarder notre patrimoine bien menacé par l’érosion du temps et l’absence de plus en plus ténue de moyens financiers. Est-il saugrenu de faire appel à la générosité des pèlerins en short ou pas, selon la saison, pénétrant dans l’emblématique cathédrale chère à Victor-Hugo et à tant de nos concitoyens ? Meurtris il y a cinq ans par un incendie qui aurait pu provoquer sa disparition définitive. Relevée de ses cendres, Notre-Dame va rouvrir ses portes en décembre prochain à l’issue d’un pari loin d’être gagné d’avance au niveau de ses délais. Ce n’est pas forcément mauvais pour la symbolique qu’au fort élan de sauvegarde manifesté par quelques « mécènes » ou partenaires fortunés (décriés eux-aussi à l’époque) succède un appel à la participation quand même supportable financièrement des visiteurs. Pour une bonne cause et non pas pour encore taxer le « pèlerin » Ce qui n’aurait pas de sens. La question méritait d’être posée calmement. Ce qui est d’autant plus difficile chez ce peuple composé « d’irréductibles gaulois réfractaires ». Des conditions s’imposent néanmoins. La principale étant bien sûr de ne pas contraindre ceux et celles qui vont suivre à nouveau les offices à partir de décembre prochain dans ce lieu chargé de tant d’histoires, à ne pas passer à la caisse. Impossible n’est pas français, me semble-t-il. L’initiative est loin d’être révolutionnaire. Elle mérite un examen sans passion démesurée D’un côté comme de l’autre. Chez les opposants et partisans. Elle ne consiste pas à payer un cierge avec ce libellé: « Rachida Dati, municipales Paris 2026 ». Un peu d’humour et sans blasphème…nom de Dieu !