Ca « flingue » et ils le valent bien ! Comme dans les pubs de l’Oréal ! On ne peut pas donner tort à « Lou » Bayrou, qui, en plateau, dimanche, a servi un plat au goût amer à l’attention de ses troupes du MoDEM, qui, une bonne partie de la semaine ont brillé par leur absence pendant le votes budgétaires. « C’est inadmissible, a-t-il déploré en haussant le ton. « Comment peut-on dans la situation aussi grave et institutionnelle telle que la nôtre, avoir des parlementaires qui ne trouvent pas mieux à faire que de ne pas être présents sur les bancs de l’hémicycle pour voter ». C’est dit, comme sur un autre terrain, toujours pendant les débats budgétaires des propos malheureux de l’ancien ministre du budget et actuel député « Renaissance » de l’Oise, Eric Woerth. Ce dernier n’a pas trouvé mieux lui que d’accuser les députés du Nouveau front populaire « de vouloir apauvrir les milliardaires ». Cette déclaration malvenue tout de même et déconnectée des réalités sociales du moment a fait réagir et suscité l’indignation de nombreux observateurs…forcément éclairés sur les réseaux sociaux. Ils s’en sont donné à coeur joie pour agonir ce qui peut être considérée comme une « indéfendable interprétation » du sort réservé aux plus aisés.
Et pendant ce temps-là, le président de la République Emmanuel Macron s’apprête, loin du tumulte de l’Assemblée nationale (qui à partir d’aujourd’hui lundi va examiner le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la promesse de nouveaux débats tendus autour des retraites et du remboursement des consultations médicales) à effectuer un voyage de reconciliation au Maroc. Une visite d’état de trois jours en « grandes pompes » et au cours laquelle le roi Mohammed VI accueillera le couple présidentiel au son de 21 coups de canon, avant d’embrayer sans patiner par un premier tête-à-tête au sommet. Bien éloigné probablement du froid polaire entre les deux chefs d’Etat qui avait eu pour point culminant, non pas celui de l’Atlas, mais bien le refus très sec du souverain marocain à l’occasion du dramatique séisme en 2023 ayant frappé sévèrement son pays, d’accepter l’offre d’envoi de sauveteurs français. Il y sera question surtout de signatures de gros contrats mais bien évidemment aussi de diplomatie. Et notamment de la politique des visas et de renvoi des OQTF de nationalité marocaine. D’où la présence dans la délégation française d’un ministre nommé Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur…Le tourisme ne sera sûrement pas au centre des discussions après six ans de brouille entre les deux chefs d’état après des rencontres maintes fois annoncées mais reportées. Jusqu’à ce jour. Ce qui constitue là-bas un événement. De moindre portée climatique semble-t-il à Paris !