Quel pataquès ! Il est quand même dommage que ces séquences de rabibochage avec le Royaume du Maroc et la réussite indéniable jusqu’à aujourd’hui de cette visite d’Etat du président de la République à Rabat, soient ternies par un événement extérieur. Celui constitué par la présence au sein de la délégation française de 122 personnalités artistiques, économiques, sportives et politiques d’un « intrus » ayant très mauvaise presse sur notre sol. En la personne d’un soi-disant humoriste surtout connu pour sa violence à la fois verbale et même physique, récemment condamné à une peine d’emprisonnement de quatre mois avec sursis pour menaces de mort envers des personnalités du monde de spectacle. En la personne de Yacine Belattar, un soit-disant-aussi-proche du locataire de l’Elysée déjà reçu au palais présidentiel, qui aurait joué un rôle dans la non-participation de ce dernier à la marche contre l’antisémitisme, une absence beaucoup reprochée par la communauté juive de France à « Manu II » ! Si la gauche et en particulier la France insoumise ne trouvent rien à redire sur la participation à ce voyage de cet…ami des Frères musulmans, souvent accusé de proximité avec le radicalisme islamiste, l’extrême-droite parle elle de provocation « qui vient pourrir la visite d’Etat du Président ». Tel n’est pas le point de vue de l’intéressé qui comme à son habitude, a fanfaronné et menacé, lors d’une interview musclée hier soir en direct avec un éditorialiste de BFM. Il s’est dit « rayonnant de bonheur en arrivant sur le sol marocain à bord d’un avion siglé de la République française » une « page magnifique » a-t-il encore déclaré. Il n’est pas sûr que des millions de nos compatriotes aient été aussi fiers de sa présence. Elle a néanmoins davantage suscité de polémique que celle de l’un des autres passagers…repris de justice, comme François-Marie Bannier, l’un des principaux acteurs condamné pour abus de faiblesse dans l’affaire Liliane Bettancourt dont il était proche. Double faute comme on pourrait dire sur un court de tennis…Et même d’une triple lorsque l’entourage du ministre des Armées, Sébastien Lecornu assure que le patron de la Défense avait pris ce compagnon de vol sulfureux pour …un technicien de l’aéroport. Ce que n’attestent pas vraiment les images diffusées de cette rencontre bien cordiale entre les deux hommes et ce d’autant plus que l’humoriste s’est vanté de bien connaître Sebastien Lecornu ! C’est presque dommage que ce militant extrémiste et personnage bien encombrant n’ait pas pris un avion de retour pour Paris de façon précipitée ! A ses frais bien sûr.
C’est sûr que la président d’une association nationale d’élus et élu lui même d’Evreux (par ailleurs président départemental du MoDEM de l’Eure) Driss Ettazaoui, fier de sa…double nationalité franco-marocaine et amoureux de ses deux pays, aurait eu davantage sa place, au sein de cette délégation composite de personnalités. Il n’aurait pas déjà débarqué en baskets et survêtement, une tenue portée par le « comique pas si drôle » pour se présenter au roi chérifien! Non invité, le vice-président de l’agglo des « Portes de Normandie », se rattrapera le mois prochain en conduisant une autre délégation, toujours au Maroc, pour y signer un partenariat avec des collègues marocains en compagnie notamment de l’ancien ministre centriste de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Boorlo.
Pour rester dans l’Eure, son président, Alexandre Rassaërt vient de prévenir les habitants de son département que…l’heure était aussi venue de se serrer la ceinture de plusieurs crans. « Il va nous falloir trouver 22 millions » a-t-il annoncé en avançant prioritairement un gel des subventions allouées aux associations sportives et culturelles. en attendant de savoir quelles marges disposerait la collectivité territoriale. Une annonce qui bien sûr a fait quelques bruits dans le « Landerneau » non breton. Et très probablement encore davantage au sein des clubs sportifs phares du territoire eurois déjà pas bien riches pour boucler aussi leur budget ! « Ca fait des années que les collectivités locales et départementales absorbent une partie du déficit de l’Etat alors qu’en général nous votons les uns et les autres nos budget en équilibre. Nous sommes à l’os et il faut faire face à la réalité. D’où cet acte de prudence et d’honnêté ».