Evidemment avec l’actualité américaine, les « States » ne sont pas les seuls à retenir leur souffle (il y a fort à parier que l’on ne connaîtra pas le nom du vainqueur avant mercredi, voire quelques jours à moins d’une surprise) sans parler de la succession de fusillades et faits divers ou plutôt de société dans notre pays, le regard est évidemment moins tourné depuis quelques jours sur le vote du budget à l’Assemblée nationale. Et pourtant il s’en passe des choses et notamment la nuit dernière au Palais Bourbon, où les députés avec les voix de gauche ont voté majoritairement (126 voix contre 98) contre la version profondemment remaniée de la partie recettes du budget de la sécurité sociale. Un texte adopté, excusez du peu, avec une rallonge de 17 à 20 milliards supplémentaires. Bonjour l’addition pour les contribuables français à qui l’on présentera la note à moins de l’utilisation d’un 49-3. Le seul encore de nature à empêcher cette taxation de « malades » voulue par le Nouveau front populaire et tout particulièrement la France insoumise au comble de la joie avec ce nouvel échec du camp macroniste et de la droite. « Incroyable » a-t-elle paradé. Mais ils étaient où, encore une fois les parlementaires du bloc central et leurs alliés. Aux abonnés absents comme souvent depuis le début de cette nouvelle mandature. Même si les uns et les autres, piqués au vif par leur absentéisme trop renouvelé et mis en accusation légitime, rétorquent qu’ils sont bien présents dans les murs du Palais-Bourbon en commissions. La belle affaire. Peut-être, mais ce serait encore mieux qu’ils soient là au moment des votes de la plus grande importance. Voire décisifs. Et encore ces derniers bénéficient de la neutralité (ils se sont encore abstenus) du camp du Rassemblement national. Une certaine bienveillance appelée à ne pas se prolonger éternellement. Et pourtant de façon arithmétique la gauche n’est pas majoritaire face à la droite et au centre ! Il serait temps que ces monsieurs et dames réagissent. A moins bien sûr qu’ils préfèrent la buvette de l’Assemblée à l’hémicycle ! On ose y croire.
Dans ce grand brouillard que nous connaissons aussi au niveau de la météo, la France insoumise fait en quelque sorte, si j’ose dire, la pluie et le beau temps. Jusqu’à même, à l’invitation d’un de ses députés, Louis Boyard, à organiser un sitting en toute impunité dans le hall de la Fédération française de football pour réclamer…le maillot de la Palestine sur le dos, l’annulation de la rencontre de foot prévue au Stade de France entre le onze tricolore et son homologue israélien. Une minorité d’une petite quarantaine de personnes s’est donc retrouvée dans la situation de brailler avec des slogans bien éloignés du monde du ballon rond, pendant quelques minutes contre l’Etat juif et son gouvernement « fasciste ». On les entend, un pur hasard, beaucoup moins lorsqu’il s’agit de commenter de très graves incidents mettant le plus souvent en accusation une partie de leur électorat des petites et grandes couronnes. Comme hier matin à Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, où une rixe entre deux bandes rivales de cette localité et la voisine de Roissy-en-Brie a fait quatre blessés dont deux très graves sur ligne E du RER. Une bataille rangée au milieu des usagers entre jeunes de 15 à 17 ans, habillés de noir, armés de haches, couteaux et autres battes de base-ball ! Ce n’est plus du simple ensauvagement cette multiplication de faits délictueux ! On ne joue plus à la « Guerre des boutons » où à un remake du célèbre jeu télévisé « Intervilles » du temps de l’ORTF, de Guy Lux et Léon Zitrone. Sans vachettes mais avec des armes ! Et les cornes elles sont pour qui ?