Saint, saint est le seigneur Donald Trump ! Un paria populiste et totalitaire, selon une très large majorité de nos médias nationaux qui, aujourd’hui, fort courageusement (!) pour les mêmes, ont viré pour beaucoup leur cuti et vibré la nuit dernière à la victoire de celui considéré pourtant comme le pire des fascistes. Une erreur de tactique. Et pas seulement par son adversaire démocrate, Kamala Harris. Pour qui…la pilule est dure à avaler à la grandeur de sa défaite. Tout de même inattendue par son ampleur. Dont la lourde erreur aura été de baser sa campagne sur les droits des femmes et la liberté d’avortement. Alors que le président réélu lui a axé la sienne sur le wokisme du camp démocrate, l’économie et l’immigration. Le peuple américain, en dépit de chiffres flatteurs sur le chômage au plus bas, a souffert au niveau de son inflation galopante. Chèrement payée dans les urnes. Et notamment dans les états clés décisifs où la bascule rouge, la couleur des républicains, n’était pas attendue à cette hauteur. Tous les pronostics relatifs à l’ampleur du résultat ont été aussi déjoués. Qui imaginait encore aux premières heures de la nuit française, mardi, que l’on aurait un tel écart entre les deux adversaires et que l’on saurait aussi vite le nom du vainqueur ? Contrairement à tant d’autres scrutins précédents dont le dernier avec le succès de Joe Biden.
Dieu aura vraiment épargné le « ressuscité » de la vie politique américaine. Le premier depuis un certain Grover Cleveland en…1886 à retrouver le bureau ovale de la Maison Blanche, après avoir été battu la fois précédente à la présidentielle. L’époque de l’inauguration de la Statue de la liberté à New-York. Tout un symbole ! On est effectivement plus près du raz de marée républicain, tant au Sénat qu’à la Chambre des représentants (l’équivalent de notre Assemblée nationale) en passe de basculer au « rouge ». Le 47 e président des Etats-Unis aura donc les coudées franches pour mener sa politique (que l’on peut craindre à tant d’égards) avec ce probable grand chelem. Force est de reconnaître hélas que ce come-back réussi à fait sensation et que tout autant la stratégie du candidat réélu a payé. Tout comme d’ailleurs l’efficacité de sa nouvelle équipe contrairement à elle qui travaillait pour lui en 2016. Il a fait aussi une bien meilleure campagne, trois fois hélas, visiblement que sa rivale et ses amis. L’Amérique populaire a préféré choisir la possible renaissance d’une économie malade et ce personnage fantasque, grossier et imprévisible qui lui les a compris. Un doux euphémisme pour caractériser cet homme tellement haï et diviseur par ses excès. Même s’il a gommé au cours de son intervention de ce matin une partie de la violence verbale de ses propos étrangement plus rassembleurs que d’ordinaire. Le revanchard qui depuis quatre ans préparait en quelque sorte son retour digne du comte de…Monte-Cristo, un héros à la française, que l’on doit à Alexandre Dumas, a bien gagné. Largement et sans la moindre contestation possible en fracturant et fracassant grâce à ses électeurs le fameux « mur bleu » transformé en rouge vif. Les règlements de comptes sont à attendre dans le camp démocrate vaincu par Ko, dans les prochaines semaines…en attendant le début de la nouvelle présidence Trump en janvier prochain.
Joe Biden ne nous avait pas fait de cadeaux et « l’America first » de son successeur ne nous dit rien de bien rassurant également.
La Chine et l’Ukraine peuvent aussi s’attendre à souffrir. Et ce n’est en rien une consolation surtout pour nos amis ukrainiens, cernés par ailleurs par la présence de…11.000 soldats de l’armée de Corée du Nord massés du côté de Kourks en Russie…Une présence toute aussi inquiétante alors que le monde va prochainement sauter dans l’inconnu ! Le parachute devra être solide…