Un même stade mais quel contraste. Très clairsemées il est vrai dans un contexte défavorable en milieu de semaine pour la pâle copie rendue par les « Bleus » du ballon rond, face à son adversaire israélien, les tribunes, lors d’un match joué à guichets fermés, ont vibré hier soir avec d’autres « Bleus », ceux du ballon ovale. Ce XV de France a vraiment du coeur. Il fallait l’avoir bien accroché dans l’enceinte du Stade de France et devant sa télévision. Avec une nouvelle fois un suspense à la limite du soutenable. Et au coup de sifflet final un petit point d’avance (30-29) qui fait le bonheur des partenaires de notre superman, Antoine Dupont, avec un T comme trésor, bien accompagné au niveau de la charnière par le pied à l’ouverture de son équipier de club (Toulouse) Thomas Ramos, encore impérial avec un 100 % de réussite dans ses tentatives de tirs entre les barres ! Un sacré duo même si l’arrière habituel de l’équipe de France a avancé d’un cran sur le terrain. Un cran gagnant face à une équipe néo-zélandaise jouant en blanc, mais néanmoins dominatrice en première mi-temps. Surtout à la touche et en mêlées fermées à la peine avant la pause. Avant que la formation du sélectionneur Fabien Galthié (beaucoup plus enthousiaste que d’habitude à l’issue des 80 minutes de jeu) ne réussisse à inverser le résultat. Et ne remporte une troisième victoire consécutive face à son adversaire all black, pourtant vainqueur de ses deux oppositions sur le sol anglais et irlandais dans cette même tournée d’automne. Le quinze tricolore de son côté égalant ainsi la meilleure série de son histoire datant de trente ans ! Chapeau ou plutôt béret bas, messieurs, pour ce résultat face à l’équipe de légende mondiale, qui méritera vendredi prochain d’être prolongé, toujours dans la cité dyonisienne face aux pumas argentins. Les rugbymen aux maillots bleus et blancs, les plus coriaces en Amérique du sud, mordront, espérons-le, la poussière et dans un tout autre domaine que…le traité scélérat du Mercosur (en discussion) si craint par nos éleveurs français, notamment et s’inclineront. La « viande made in France » doit l’emporter, cette fois-ci sur un autre pré qui ferait notre bonheur. Un tout autre combat…Vive le coq au vin…100 % tricolore !
Pour rester dans le domaine du sport, c’est un autre challenge qui, ce soir, attend d’autres coqs, ressemblant davantage à des coquelets, ceux de l’équipe de France de football, qui nous fait beaucoup moins rêver depuis des mois. A tous les niveaux. A charge pour elle d’essayer de l’emporter à Milan afin de coiffer sur le fil l’Italie à la première place de la…poule de qualification du challenge de la Ligue des nations (une nouvelle compétition à l’intérêt !) Même si le onze tricolore est déjà qualifié pour les quarts de finale. L’enjeu donc pour ce soir de ne pas rester sur une mauvaise impression à l’issue d’une saison qui pourrait être la pire de l’ère Deschamps…en dépit d’une demi-finale du championnat d’Europe.
PS: un autre petit clin d’oeil pour les…« panthères » d’Evreux, le surnom donné aux volleyeuses du chef-lieu de l’Eure, invaincues depuis le début de saison et vainqueurs de leurs dauphines valenciennoises dans leur « antre » du gymnase du Canada sur les hauteurs de la préfecture de l’Eure. Un retour au sein de l’élite du volley semble redevenir à la portée des sportives de la capitale de l’Eure. Pourvu que ça dure et que leur appétit de dévorer leurs adversaires se prolonge dans le temps ! J’y ajouterai bien d’autres féminines, les « conquérantes » havraises en hand. Il est seulement dommage que les hac-women aient échoué d’un petit but lors de leurs deux dernières rencontres après un début en fanfare de cinq victoires consécutives. Rien n’est néanmoins perdu pour une remontée au sein de l’élite tellement attendue aux Docks de la cité océane…