« Bonjour Stéphanie, c’est Michel Barnier » ! Et les pruneaux tombent et la lune de miel s’éclipse !

Voilà une prunicultrice de Dordogne qui se souviendra au moins un petit moment d’un appel téléphonique reçu dimanche matin. « Bonjour Stéphanie, c’est Michel Barnier ». Le premier ministre en personne. Il lui a fallu, là aussi un certain temps, afin de comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un canulard au goût douteux. C’était bien le savoyard qui, deux jours plus tôt, l’avait entendu (ou ses services) se confier en larmes sur ses graves difficultés financières sur les ondes de « France-Bleu Périgord » allant même jusqu’à évoquer une détresse proche du suicide car elle ne pouvait plus payer ses salariés. Une situation que connaissent hélas nombre de ses collègues en grande colère mais soutenus par une très large majorité de nos compatriotes. Encore faudrait-il que cet amour se prolonge sur la durée. Et ce ne sont pas les agissements condamnables en paroles et actes de certains syndicalistes de la Coordination rurale à Agen, (la capitale des prunes et pruneaux) que l’on dit à tort ou à raison proche des « idées » du Rassemblement national, certains de ses leaders régionaux s’étant même présentés sous ses couleurs) qui permettront de faire durer dans le temps cette lune de miel entre la nation et ses paysans. Une « idylle » qui, de toute évidence, en revanche, n’existe plus entre le chef de gouvernement et Marine Le Pen, pourtant encore au beau fixe à la fin de l’été. Un « Premier ministre si courtois » qui aujourd’hui n’est plus en cour au sein du Rassemblement national qui, avec force mots d’une extrême tendresse, ne cesse depuis quelques jours de menacer de le renverser, lui et son gouvernement, comme l’a encore dit ce matin la… »reprise de justice », Marine Le Pen, la porte de la censure était très largement ouverte si le gouvernement présentait une copie budgétaire mettant en péril le pouvoir d’achat de nos compatriotes. Le locataire de Matignon recevra d’ailleurs l’intéressée, comme ses autres collègues présidents de groupes parlementaires lundi, afin d’essayer de la calmer ! Reste à savoir si ce sera suffisant pour qu’elle n’appuie pas sur le bouton rouge ? Celui de Poutine, qui en remet une couche si sombre à Moscou, est tout de même beaucoup plus anxiogène !

Et pendant ce temps-là ca tourne toujours au vinaigre avec une sacrée « assaisonneuse » l’ancienne porte-parole du gouvernement, Prisca Thévenot, jamais la dernière pour cibler tout particulièrement Laurent Wauquiez, qu’elle n’épargne pas vraiment. « Il ne perd pas la face puisqu’il n’a plus de face » déclare-t-elle entre autres gentillesses. Peut-on encore parler d’un « socle commun » alors que les groupes de droite et du centre vont très probablement ne pas avoir de candidats ou candidates uniques lors des quatre prochaines élections législatives partielles où chacun envisage de se présenter en ordre dispersé. C’est peu dire que l’orchestre bien désarcordé joue chacun sa partition en solo. Qui risque d’être mortifère.

Ca ne va pas mieux au Parti socialiste où des déchirements sont également attendus entre « hollandais » et partisans du tout petit « timonier », Olivier Faure. L’ex de l’Elysée refusant « en l’état » de voter la niche parlementaire du cousin insoumis qui proposera le 28 novembre prochain d’abroger à la fois la réforme d’allongement de la retraite votée en 2023 mais aussi la loi Touraine, votée pendant le quinquennat Hollande, allongeant elle aussi la durée de cotisation. Contrairement à l’avaleur en chef de couleuvres, Olivier Faure. On peut parler pour ce qui les concerne d’une question de retraite en désordre ! A 70 ans, le corrézien pète néanmoins toujours la forme…

PS: Le titre humoristique de la semaine que l’on doit toujours au « volatile du mercredi » qui traverse ce jour l’Atlantique: « Trump et son équipe de dingos: l’Amérique va avoir besoin de solides garde-fous » ! Et bonne journée, bien sûr, à toutes les Stéphanie et en priorité à mes charmantes fidèles lectrices…Elles se reconnaîtront même si elles n’auront pas elles d’appel du locataire de Matignon ! A priori…même si elles ne comptent pas pour des prunes, loin s’en faut !

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