« Les rats dépriment et les automobilistes exultent » ! Paris martyrisé mais bientôt libéré !

Les rats dépriment et les automobilistes exultent ! C’était la fête hier soir sur ce qui était il y a longtemps la plus belle avenue du monde, les Champs-Elysées, avec une marée humaine célébrant la nouvelle: l’annonce par l’intéressée dans les colonnes du « Monde » (quoi de plus naturel que cette dimension planétaire !) qu’elle ne briguerait pas un troisième mandat consécutif de maire de Paris. Et ce n’est pas une mauvaise blague, si l’on excepte bien sûr que les automobilistes parisiens ne sont pas sortis, drapeaux tricolores aux portières de leurs voitures tels des supporters d’une équipe de France de football ayant décroché sa troisième étoile de championne du monde. Il ne faut pas non plus exagérer ! Essayons de rester sérieux. « Anne de Paris » (forte de son succès olympique indéniable ) donc décidé d’officialiser (comme je l’avais annoncé récemment) son désir d’ailleurs. Et la Seine ne risque pas de déborder avec les larmes de ses administrés au comble de la détresse ! La seule incertitude concernant l’heure de son départ de son bureau de l’Hôtel de ville. Il n’est pas illégitime de penser qu’elle passera le flambeau à son héritier choisi de façon très démocratique (je vous demande de vous arrêter de rire) un peu avant le scrutin. De façon à lui mettre le pied à l’étrier. C’est en effet un parfait inconnu que Anne Hidalgo prétend installer à sa place. En la personne du sénateur socialiste, Rémi Féraud, un nom de couturier qui ne sera de trop pour tenter de le faire connaître auprès des électeurs et électrices de la capitale d’ici à l’élection. Encore faudrait-il que cet obscur parlementaire, déjà surnommé « Mister Nobody », par des adversaires mal pensants et caustiques, (on ne peut pas parler d’un…cirage de pompes un peu funèbres) se fasse désirer d’ici à l’échéance. L’ex-premier adjoint de Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire (pas beaucoup plus connu de la population) devenu député en juillet dernier, n’avait pas attendu cette officialisation pour rendre publique il y a quelques jours, sa volonté de se présenter au poste suprême en 2026. Qui selon les propos de la maire de la capitale « avait fait le choix de partir à l’Assemblée nationale pour porter le combat contre l’extrême-droite ». On ne peut pas être candidat à tout » glisse-t-elle encore de façon vacharde en vantant les mérites de celui « qui va porter notre histoire ». J’exhorte les écologistes et communistes à se rallier à lui dès le premier tour ». Sauf qu’un autre sénateur parisien beaucoup plus médiatique, l’écolo Yannick Jadot , pourrait être aussi tenté !

La messe n’est pas encore dite. Loin s’en faut. Cette possible candidature ne devrait pas trop effrayer ceux et celles qui, à droite et au centre, aspirent s’installer dans ce fauteuil très convoité et prestigieux. Et notamment bien sûr Rachida Dati qui risque néanmoins de trouver sur son chemin un rival ambitieux nommé Gabriel Attal, qui se verrait bien, dit-on, à la place de l’ex-candidate à succès de la présidentielle ! Une rampe de lancement idéale…en cas de victoire, pour la présidentielle de 2027 ? Ce serait tout de même un comble juste un an avant la mère des élections si l’ancien Premier ministre abandonnait très vite ses administrés pour essayer de décrocher la « timbale présidentielle ». Ca ferait désordre.

Entre nous, mais il ne faut surtout pas le répéter, on ne pleurerait pas (et surtout pas probablement leurs concitoyens) si les deux mairesses socialistes de Nantes et Rennes, suivaient le bel exemple de leur aînée parisienne. La sécurité dans leurs villes respectives, un gros point noir, ne s’en trouverait, peut-être, qu’améliorée !

D’autres électeurs, plus à l’ouest, pourraient se trouver confrontés au même souci. Je pense notamment à une ville qui m’est chère, le Havre. Encore que là, la situation est tout de même différente avec Edouard Philippe (probable candidat à sa réélection à la mairie en 2026) qui alors Premier ministre, installé dans les hauteurs de sa tour havraise depuis 2010 et lui aussi « héritier » lancé par Antoine Rufenacht avant l’échéance, s’était trouvé dans l’obligation d’abandonner provisoirement son mandat de premier magistrat au profit d’un premier intérimaire, puis d’un second, pour des raisons dont il se serait à l’époque bien passé…

Même si elle quitte son fauteuil parisien, par une porte plus honorable qu’il y a encore peu, Anne Hidalgo, a encore déclaré qu’elle n’en entendait pas pour autant abandonner la politique. Elle a exprimé sa volonté d’accompagner Raphaël Glucksmann dans sa démarche en faveur « d’une politique sociale-démocrate, écologiste et humaniste ». Vaste programme…

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