Bonjour la reconnaissance: « noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir »

Il se passe toujours quelque chose à la Samaritaine du Rassemblement national ! C’est un peu le Bon marché sans les gourmandises bien appétissantes qu’offre, entre autres, ce temple de la gastronomie. Dans ses déclarations parues ce jour dans La Tribune du Dimanche, Marine Le Pen ouvre la porte à de toujours possibles négociations avec le Premier ministre, Michel Barnier. « La censure n’est pas inéluctable » dit-elle le verbe moins haut et la parole un peu adoucie. Comprendrait-elle enfin qu’elle n’aurait rien à gagner de mettre le « big-bazar » et d’en adosser le cas échéant, une maternité à risques ? Sauf que cette reculade éventuelle pourrait être mal interprétée par une base majoritairement prête à la sanction. Telle est prise qui croyait prendre.

Le front international reste en revanche très délicat après la réussite du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah auquel le président Biden a souhaité associer Emmanuel Macron dans le succès et surtout le suivi des opérations toujours très fragiles. Et ce en dépit du Premier ministre israélien toujours en grande délicatesse avec le président français. Qui vient de recevoir un nouvel uppercut inattendu en provenance d’Afrique où l’image de la France ne cesse de se dégrader, victime de la concurrence exercée fortement par la Russie et la Chine qui s’en donnent à cœur joie pour saper le moral des « troupes » et pas que militaires . C’est peu dire que la présidence française a été prise de court en essuyant un nouveau camouflet, où coup sur coup, les autorités du Sénégal et du Tchad ont réclamé le départ des troupes de notre pays sur leurs territoires respectifs. Soit environ 350 militaires pour le Sénégal et un millier au Tchad. La gifle et d’autant plus humiliante avec N’Djamena où cette annonce de fin d’accord de coopération de défense a été officialisée quelques heures seulement après la visite du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Sympa comme cadeau de bienvenue et d’au-revoir pendant sa tournée africaine dans la région. Surtout que la France, depuis une quarantaine d’années, n’a cessé de soutenir à bout de bras le régime autocratique de la famille Deby, père et fils ! Une grande base abritant en permanence des avions Mirage restait le dernier levier de la présence militaire française dans son combat antidjihadiste au Sahel après les renvois décidés par les juntes au pouvoir au Mali puis au Burkina-Faso et Niger. Dehors nos militaires. Bonjour la reconnaissance éternelle. Noir c’est très noir ! Avec un discours de plus en plus anti-français même chez nos « vieux » alliés des capitales africaines. Il serait peut-être temps que le drapeau tricolore cesse d’être souillé par des pays qui, en revanche, sont moins regardants lorsqu’il s’agit de voir une partie de leurs ressortissants être « bienheureux «  de gagner notre sol pour échapper à la misère…Comme quoi il y a encore des bons français, mais pas installés dans leurs pays où ils ont souvent, au péril de leur vie, combattu pour leur éviter les pires souffrances avec les combattants de la mouvance terroriste. A qui ils donnent les clés de leurs pays !

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