« Faites sauter la banque », mais sans « Fufu » !

Je ne vois qu’une seule solution pour résoudre l’impossible équation du chef de l’Etat devant la promesse du Rassemblement national de voter la censure demain mercredi: rappeler « Gaby » à Matignon. Il sait ce que signifie gérer les affaires courantes et pour cause, son intérim s’étant prolongé pendant deux mois. C’est évidemment une mauvaise et caustique plaisanterie. D’autant plus que le « premier de la classe » macroniste (mais ça, c’était avant, sa cote d’amour pourrait en prendre un sérieux coup) a joué un rôle non négligeable dans la chute programmée de Michel Barnier en mettant son véto à l’acceptation des dernières oukases de Marine Le Pen. Il lui a bien savonné les planches depuis trois mois. Un fartage bien appuyé pour le savoyard qui peut préparer-sauf miracle-ses cartons, rue de Varennes. Avec un retour dans les prochains jours dans ses chères montagnes. Il n’est pas sûr pour autant qu’il fasse appel aux « Déménageurs bretons » pour accompagner l’opération déménagement. Tout va devenir plus compliqué et contreproductif pour des millions de foyers de foyers fiscaux. Une belle fumisterie pour préserver le pouvoir d’achat de nos compatriotes qui, au contraire , vont bien morfler ! Merci Marine, la défenseuse, soit disant des petites gens…Foutaise !

Qui peut croire une seule seconde que ce changement de pied si rapide de Marine Le Pen n’a aucun lien avec sa « petite affaire » judiciaire pour laquelle les procureurs ont eu la main lourde dans leurs réquisitions allant jusqu’à signer son élimination de la course présidentielle pour cause d’inégibilité normalement agendée au printemps 2027. C’est une course contre la montre qu’elle a engagée. Et peu importe les intérêts de ses électeurs très majoritairement sous le charme de l’héritière. « Faites sauter la banque: »: pas plus à droite qu’à gauche, et surtout chez les extrêmes, personne ne sait jusqu’où mènera cette folie susceptible d’être destructrice. Sauf et c’est tout de même « cocasse » pour les plus aisés. Encore moins Jean-Luc Mélenchon omnibulé par le départ précipité (qui ne changerait rien) du président de la République. Tout comme d’ailleurs les principaux lieutenants de la « dame en colère » dont Jean-Philippe Tanguy, le député de la Somme désigné comme le meilleur économiste du RN (une aimable plaisanterie !) qui, ce matin, parlait rien de moins que « de devoir » de censurer le gouvernement de Michel Barnier. Il est probable qu’il ait entendu, après tant d’autres, des voix comme Jeanne d’Arc ! C’est quand même fabuleux de constater que le Rassemblement national se trouvera même privé de censurer le gouvernement pour la bonne raison qu’ils voteront précédemment celles de leurs pseudos ennemis intimes de la gauche et principalement de la France insoumise, qui, dans leur texte leur « crachent à la gueule » de façon violente ! C’est ce qu’on appelle un amour très vache…et une absence totale de réciprocité entre les extrêmes. Qui ne voient, comme tant d’autres, que leur intérêt d’agenda personnel et électoral. Le cadeau à la mode en ces fêtes de fin d’année. Ils ne sont pas les seuls d’ailleurs. A droite et au centre aussi où les ambitions des uns et des autres vont s’en trouver décuplées en cas de présidentielle anticipée. Comme on dit souvent dans un langage un peu populaire et vulgaire: « ils rêvent tout débout ». Alors que la première barrière: celle de la nomination d’un nouveau Premier ministre, n’est même pas franchie.

Il est cette fois-ci probable que Emmanuel Macron, le maître des horloges, ne perdra pas trop de temps dans sa quête de la « perle rare ». Elle devrait intervenir dans les meilleurs délais car là le temps budgétaire urge. Il n’est pas totalement impossible qu’elle intervienne d’ici à vendredi. Le président de la République, lors de sa visite d’Etat de trois jours en Arabie saoudite aura peut-être le loisir d’en toucher quelques mots à l’un de ses accompagnateurs…en la personne du ministre des Armées, l’eurois Sébastien Lecornu, donné comme l’un des favoris pour quitter l’hôtel de Brienne pour un autre hôtel, celui de Matignon. Sans oublier bien sûr le maire de Pau, François Bayrou, dont ça pourrait enfin être la bonne ! Ce qui serait le couronnement du béarnais, l’éternel candidat. L’un comme l’autre parmi les favoris du…roi (un chef de gouvernement de gauche étant hautement improbable) pourraient être « consacrés » à Notre-Dame-de-Paris où ils partageraient la vedette (il n’y en manque pas sur la Seine) avec le futur président américain, Donald Trump qui a bien confirmé que son premier voyage à l’étranger, depuis son élection en novembre dernier, aurait lieu dans la capitale ce prochain week-end. Quel honneur pour « Manu 2″…Alors que le « Rabbi Jacob » de Matignon, « va parler » (un autre film avec « Fufu ») ce soir aux deux JT de 20 heures ! Pour y faire ses adieux ?

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