C’est loin d’être gagné…et la situation « rend dingue » Edouard Philippe !

C’est loin d’être gagné et il est très probable que contrairement à ce qui était supputé, il faudra un certain temps, avant que le chef de l’Etat ne dévoile l’identité de son nouveau Premier ministre. Pas avant lundi de toute façon et les festivités de la réouverture de Notre-Dame, en présence notamment de Donald Trump et Volodymyr Zelinsky, n’y sont pour rien. Et si l’esprit de Notre-Dame soufflait encore davantage avec un joli coup diplomatique du chef d’Etat réunissant à l’Élysée les deux hommes ? Rêvons un peu. Si le temps des cathédrales est revenu, il n’en est rien encore au niveau national pour la prise des responsabilités des uns et des autres. Même si la journée d’hier vendredi a permis tout de même quelques avancées timides avec le réception d’une partie des partis politiques à l’Elysée. Le Parti socialiste représenté par ses trois dirigeants principaux a fait preuve d’un certain esprit de tolérance dans ses « acceptations » et « refus ». On a encore beaucoup parlé de lignes rouges, dont l’abrogation de la loi sur les retraites avec les déclarations des uns et des autres. Emmanuel Macron refuse toujours que la gauche parvienne à détricoter l’une de ses mesures phares. Et ma foi…la plus légitime même si très impopulaire. Mais hélas tellement indispensable. Le PS a encore forcément réclamé (sans y croire vraiment) la nomination d’un chef de gouvernement de gauche et obtenu de leur hôte qu’il accepte à son tour de recevoir les autres composantes du Nouveau front populaire. Ce qui sera fait lundi pour les communistes et peut-être les « verts » qui n’ont pas donné encore leur réponse. La France insoumise en revanche a décliné cette invitation par la voix de son coordinateur et petit télégraphiste de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, qui n’a qu’un mot à la bouche: voir « Manu II » partir dans les plus brefs délais. Il semblerait bien que l’initiative des « roses » d’aller à l’Elysée a été très mal perçue par l’extrême-gauche qui y voit là une traitrise insupportable. Pour autant il faudra du temps afin que le président de la République parvienne à séparer une partie de la gauche de l’emprise de JLM et de ses acolytes plus remontés que jamais ! Là aussi, c’est loin d’être gagné surtout en vue des prochains scrutins législatifs et municipaux qui pourraient en cas de séparation avec LFI être définitivement mortifères pour les socialistes. La soupe à partager est trop bonne ! Oseront-ils aller jusqu’au divorce ?Contrairement au ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau qui en même temps espère être reconduit à son poste de la place Beauvau mais refuse de gouverner avec des partenaires de gauche, les LR de Laurent Wauquiez, à leur sortie de l’Elysée, hier soir, n’ont vraiment mis qu’une seule ligne rouge, celle consistant à tout refus de députés insoumis au sein de la nouvelle équipe. Ils ne risquaient pas grand chose ! Ils se montrent nettement moins fermés à l’égard des dirigeants du PS. Dont bien sûr Bernard Cazeneuve, loin d’être considéré comme un épouvantail. Le même, qui en visite dans l’Eure, ce même jour, a eu des propos très aimables en direction du futur Premier ministre possible, François Bayrou ! Comme quoi la poutre continue à travailler. Un peu. Restons très prudents !

Le maire du Havre, Edouard Philippe, quant à lui, lors d’un entretien d’une heure hier soir sur l’un des plateaux d’une chaîne d’infos en continu, en l’occurrence BFM, s’est montré très remonté et n’a pas mâché ses mots: « Nous ne sommes pas très loin d’une crise de régime et notre situation financière et budgétaire nous place dans une fragilité dangereuse et inquiétante avec ce vote de la censure. Elle aura des conséquences très graves et ça me rend dingue », s’est encore indigné le chef du parti « Horizons »…

PS: ça n’a évidemment pas la même portée nationale et ne fait pas la une de l’actualité, mais néanmoins elle suscite quelque amertume, voire colère, chez quelques élus de la ville, en cette journée normalement festive de la Saint-Nicolas. Où la municipalité avait décidé cette année de laisser libre d’accès les emplacements (en compensation des travaux en cours d’exécution en centre-ville,) devant leurs devantures dans les rues les plus commerçantes et ce de façon à ne pas gêner leurs clients habituels avec des camelots extérieurs. Une tradition ancestrale même si cette fête continue de perdre de son éclat comme partout ailleurs le plus souvent, au fil des ans. Les locaux n’ont même pas profité de cette possibilité en boudant de façon ostensible. Ce qui a donné des rues vides de tous exposants ! Foutus commerçants ébroïciens, pourtant souvent les premiers à « brailler »…et à faire preuve d’une régulière mauvaise humeur. Parfois légitime mais pas toujours !

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