Quand le sublime s’ajoute à la surprise du chef ! L’esprit et le souffle de Notre-Dame ont bien opéré…

La tempête Darragh n’a pas secoué que les côtes ouest de notre pays, où l’on a enregistré hier samedi sur le littoral normand et breton avec des vents jusqu’à 160 kilomètres et des rafales impressionnantes. Le souffle merveilleux lui de…Notre-Dame a même porté jusqu’à Moscou. Sale week-end en vérité pour le régime poutinien et l’autocrate du Kremlin, qui, à quelques heures d’intervalle, a dû avaler la surprise du chef Macron peu avant la réouverture de la cathédrale parisienne avec un apéritif corsé par la réussite diplomatique du chef de l’Etat, puis un plat de résistance encore moins digeste avec la chute du régime Assad, l’un de ses rares alliés, Bachar, un dictateur qui, après vingt-cinq années de terreur et autant pour son père, Hafez el Assad, précédemment, a pris la poudre d’escampette pour fuir en toute hâte son pays à l’arrivée à Damas des troupes rebelles composées à la fois de purs et durs islamistes et d’une « armée » très disparate au niveau des toutes les religions. Une guerre éclair, qui, en seulement dix jours, facilitée par l’apathie pour ne pas dire plus de l’armée syrienne, qui a jeté les armes à terre, a conduit à cet effondrement éclair d’une des plus sanglantes dictatures soutenues à bout de bras par la Russie depuis une douzaine d’années. Et lorsqu’on sait que l’autre « ami » pro-russe » de Téhéran de cette région du proche et Moyen-Orient ne se porte pas au mieux, voilà un nouveau front ouvert pour le despote moscovite. Qui dans un premier temps a dû avaler hier soir l’image de voir Volodymyr Zelenski prendre langue, à l’Elysée, pendant une bonne trentaine de minutes avec le président bientôt installé, Donald Trump, qui quelques instants plutôt avait accepté ce sommet international là aussi historique. En mauvaise posture intérieure, le président Macron a réussi indéniablement un joli coup espéré (j’en parlais hier) mais tout de même inattendu et très fort diplomatiquement. Surtout lorsqu’on sait que dans l’avion qui le ramenait dans la nuit aux Etats-Unis, l’imprévisible futur locataire de la Maison blanche s’est fait fort de parvenir à un cessez-le-feu immediat et a parlé « d’échanges constructifs » comme les deux autres présidents. Ne prenons tout de même pas tous nos désirs pour une réalité ! Comme pour le devenir de la Syrie. N’oublions pas les chutes successives de plusieurs dictatures en Irak et Libye, renversées pour le pire et certainement pas pour le meilleur pour leurs peuples respectifs désormais sous le joug d’autres tyrannies islamistes! L’ours du Kremlin reste quand à lui très vorace et ses griffes toujours prêtes à apporter le malheur et bien décidé à rendre gorge à son son voisin et ennemi ukrainien. Il n’empêche: la voix de la France n’est pas aussi inaudible que certains le prétendent. Et les retrouvailles entre Donald, qui a accepté de bonne grâce, quoi de plus normal en cette journée de résurrection, ces échanges cordiaux (il y avait aussi tout intérêt) et « Manu » se sont déroulées au mieux sur un décor doré magnifiquement mis en valeur pour cet événement planétaire, qui, lui aussi, a tenu toute ses promesses. Une grande et belle lumière dans une nuit elle aussi un peu pertubée au niveau de sa météo. Décidément après une cérémonie d’ouverture des JO bien arrosée, le seigneur n’a pas été trop clément pour cette réouverture tant attendue ! Mais peu importe au final, cette cérémonie exceptionnelle, certains la qualifieront de sublime, en présence d’une quarantaine de chefs d’Etat de têtes couronnées, n’avait pas de quoi, dans ce brouillard politique national affligeant, donner le…bourdon au public de privilégiés et acteurs de cette renaissance. Le grand orgue de Notre-Dame, après cinq ans de silence forcé, a résonné avec sa force éclatante. Pour accompagner cette cérémonie exceptionnelle devant figurer dans la longue liste des grands événements, tels que la réception de plusieurs papes et la Libération de Paris en 1944, célébrés au cours de l’Histoire dans l’édifice magnifié par l’un de nos plus grands écrivains, Victor Hugo. Orné justement sur ses portes extérieures par un « Merci » collectif ayant oeuvré à la réussite de cette renaissance livrée dans les délais qu’avait promis le président de la République. Une prouesse dont la France peut être fière…Tout ne va pas si mal dans ce pays pourtant si fracturé et à l’esprit révolutionnaire. Puisse-t-on fredonner un autre refrain moins guerrier « Ah ca ira, ça ira ». Mais sans la suite. Je réclame par anticipation un bel « Allelujah » ou « Alléluia » ( Vianney, c’était pas mal, mais un ton en dessous) en chant corse samedi prochain à Ajaccio pour la venue du pape François s’invitant chez Napoléon Bonaparte dans cette Ile de Beauté, bénie des Dieux….

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