Tous « groupir » ? Enfin pas totalement puisque après un échange individuel, auquel n’étaient pas conviés lundi la France insoumise et le Rassemblement national, le chef de l’Etat recevra l’ensemble des groupes politiques de l’Assemblée cet après-midi. A l’occasion cette fois-ci d’un entretien collectif. De la dernière chance ? Son objectif: tenter au moins de s’assurer un non-vote de censure dès la nomination d’un nouveau Premier ministre, appelé à succéder à Michel Barnier. Une mission quasiment impossible, même si les uns et les autres font semblant de croire à une issue favorable et surtout une rapide sortie de l’impasse. Celle d’attendre toujours la constitution d’un gouvernement. Les jours se passent et les conciliabules traînent en longueur. Et pourtant, là contrairement à l’été dernier, il y a urgence pour parvenir déjà à sortir un budget. Sans quoi bien des misères se profilent à l’horizon de nos compatriotes. Pas tous bien sûr pour ceux qui sortiront gagnants. Toujours est-il que les « écolos » par la voix de leur cheffe ch’tie, Marine Tondelier, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne feraient pas partie de la future équipe gouvernementale. Qui pouvait croire un seul instant à ce que les « verts » participent à une équipe « d’interêt général » comme le réclame de président de la République avec des LR et macronistes. Foutaise et mirage. « Nous resterons fidèles au Nouveau front populaire » a déclaré la verte pastèque Marine Tondelier. Verte à l’extérieur, au niveau de sa veste de la même couleur qu’elle ne quitte plus et rouge à l’intérieur. Qui peut imaginer qu’elle puisse faire des infidélités à ses copains et copines de LFI, dont ils ont besoin pour exister électoralement. Il en est de même pour le Parti socialiste, même si les « mous » cohabitent avec les plus « durs ». Comme le caramel. Mais au final que feront-ils, si ce n’est une fois encore se ranger derrière les ayotollahs radicaux et insoumis…que l’on a d’ailleurs pas entendu pour saluer ou pire regretter la libération de Damas. Une libération toute relative d’ailleurs avec de nouveaux dirigeants et combattants islamistes que la communauté internationale peut craindre, avec son leader, djihadiste, Abou Mohammed Al Joulan (son nom de guerre) ayant appartenu à tant de mouvances extrémistes, telles que Al Qaida et aujourd’hui une autre obédience guère plus respectable, HTC. A priori. Les liesses populaires, vues dans les principales villes du pays, trois fois hélas, pourraient très vite disparaître après des premiers jours d’espoir de voir le despote syrien, l’un des pires criminels que le monde ait connu, avoir trouvé refuge chez son grand ami Poutine, à Moscou. Comme quoi le « boucher de Damas » s’est transformé en l’espace de quelques heures en « squatteur » bien malgré lui dans la capitale moscovite. Qui voit un à un de ses alliés et protégés les plus précieux dans la région (la Syrie et l’Iran) connaître de très grosses difficultés pour ses dirigeants, mais surtout pour leurs peuples respectifs qui, depuis plus de quatre décennies, vivent l’enfer.
On a pas plus entendu les admirateurs français du dictateur sanguinaire syrien, dont le député européen du RN, Thierry Mariani, un ancien sous-ministre et député du Vaucluse, qui avait ses habitudes dans le palais de son ancienne « relation » à la fine moustache, accueilli aussi fort bien à Paris un 14 juillet il y a quelques années, comme le colonel libyen Khadafi, sous une autre présidence. C’était encore le temps où Bachar était encore à peu près fréquentable au niveau de son pouvoir encore laïc et rempart à l’islamisme, avant de tomber dans l’ignoble, le massacre et la torture des siens. Disparus et exilés par millions. A comparer avec deux des plus grands monstres du siècle dernier que furent Staline et Hitler, d’autres moustachus. Au sommet du « hit-parade » de l’horreur.
Heureusement, pour l’ancien secrétaire général de la CGT, le camarade Philippe Martinez, en dépit d’être resté fidèle à sa grosse moustache, n’a pas lui de sang sur les mains. Et il peut tranquillement s’être reconverti, entre autres activités de retraité, en radio où il joue les chroniqueurs-débatteurs…Comme d’autres de ses anciens collègues leaders syndicaux, ces dernières années…Même si la barbe du nouveau maître de Damas est beaucoup moins fournie que celle de ses voisins iraniens et talibans afghans, il y a tout lieu néanmoins de se méfier…Je ne saurai que conseiller à un autre de nos barbus français (c’est la mode notamment en politique et télévision) Laurent Wauquiez, de prendre rendez-vous chez son…barbier, et pas le journaliste (Christophe de son prénom) et habitué désormais des planches de théâtre ! C’est ce qu’on appelle faire des ménages…ou des piges dans le jargon journalistique.