Matignon: 24 heures top-chrono ! Qui veut y croire ? Et l’apparition d’un nouvel ennemi de l’Intérieur…

Surenchères, conciliabules, partie de poker-menteur, deals entre vieux ennemis politiques, marchandages, postures, cartons rouges pour certains aspirants à Matignon, la liste est longue. Et les obstacles pour le chef de l’Etat immenses. Une vraie partie de haies hautes comme au 110 mètres ! Et pourtant le locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, imagine la fin du « terrible suspense » en 24 heures top-chrono. Avec l’identité du Premier ministrable livrée comme par enchantement d’ici à jeudi soir. Chacun et chacune y allaient de leur petit commentaire, hier, à l’issue de la rencontre collective tenue dans les salons de l’Elysée. Où se déroulait ce matin le dernier très probable conseil des ministres.

Même ceux qui n’étaient pas invités ou ne voulaient pas y aller (ce sont les mêmes) ont participé à ce jeu de dupes qui ne cesse de s’éterniser, avec toutes ces façades lézardées et bien tristes, une semaine après la censure de Michel Barnier. Et plus le temps passe, plus les tirs de barrages écartent les favoris, tour à tour cloués au pilori. D’où le retour des noms comme ceux du Catherine Vautrin et même du menhir breton, Jean-Yves le Drian. Des noms, toujours des noms, encore des…non ! Pourquoi attendre un miracle alors que l’on connait l’issue de la partie. Le dernier en date étant bien sûr le président du MoDEM, François Bayrou que ne veulent pas à la fois, pour des raisons différentes, Olivier Faure et Laurent Wauquiez. Ce dernier, dans le rôle du « faux-cul », tellement insincère, excelle. Une véritable gravure de mode le « beau Laurent ». Et pourtant le président du groupe des Républicains à l’Assemblée nationale fait tout son possible afin que les LR ne rentrent pas dans le nouveau gouvernement. Il ne souhaite pas, en fonction de son calendrier personnel, se salir les mains. Il veut surtout savonner la planche de celui qui monte, Bruno Retailleau, le « nouvel ennemi » de… l’Intérieur. Un peu à l’image, à un degré moindre, du maire de Cannes, David Lisnard, ostracisé parmi les siens. Il n’est pas bon de faire de l’ombre au « chêne en bois stratifié « du Puy-en-Velay ! Il ne devrait pourtant pas jouer les fiers à bras. Un nouveau sondage le place dans une position de sur-place accroché à son score médiocre dans les intentions de vote à la présidentielle. Anticipée ou pas. Guère plus de 6 à 8 %. Bien loin de ses petits camarades de droite et du centre. Il a beau aussi avoir de grandes jambes, il n’est pas prêt de les rattraper. C’est aussi un repoussoir à électeurs. Il ne passe pas. Son jeu empreint d’une grande fourberie passe de moins en moins auprès de l’opinion dont la défiance est durablement grande.

Le « cinéma » de ces dernières semaines ne sert pas beaucoup plus à « Gaby » Attal, dont la cote baisse. De façon inquiétante. Pour lui. Ce qui n’est pas le cas du maire du Havre, Edouard Philippe, dont la popularité reste forte. Il serait toujours l’adversaire le plus redoutable de Marine Le Pen (36 à 38 % de suffrages au premier) en vue d’un second tour. Auquel ne participerait toujours pas Jean-Luc Mélenchon, qui descendrait en plongée sous-marine à 12-13 %. Ce serait peut-être prendre ses désirs pour une réalité. D’où le forcing qu’il va continuer pour « bordéliser » avec ses troupes la rue et la vie politique…Dans un rôle qui là le situe au nombre hélas des meilleurs. Son prix d’interprétation ne risque pas de lui être volé ! Il est imbattable dans ce domaine…Comme Ségolène Royal qui, plus le temps passe, croit toujours en son destin à Matignon. Mais au moins, elle, nous fait sourire, voire même plus…Quelle « drôlesse » un terme cher aux charentais mais évidemment pas aux charentaises qu’elle n’entend pas porter dans le nouveau feuilleton de sa « bravitude »…Elle se contenterait même d’un poste ministériel de moindre envergure. Pour toujours exister. Et si modeste avec ça…

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