Chance ou pas, un vendredi 13 ! le bras de fer tourne à l’avantage de « François I er » Bayrou en route pour Matignon…

Le Président a résisté, semble-t-il , jusqu’au bout du bout à nommer un homme à qui il doit beaucoup depuis 2017. Que cet accouchement a pu être dur. Au forceps. Enfin couronné un vendredi 13 ! Jour de chance ou , malchance ? Et aujourd’hui c’est le super loto ! Et le tapis rouge synonyme de passage de témoin très proche, a même été déployé dans la cour de Matignon et les micros installés avant que la fumée blanche ne sorte. Pendant l’entretien d’une durée d’une heure-quarante-cinq minutes entre les deux hommes. Toujours est-il que François Bayrou a enfin décroché la timbale de Matignon. Le jour de l’anniversaire de la naissance du bon roi Henri IV ! Au terme d’un véritable supplice comme les aime Emmanuel Macron lorsqu’il se présente au pied du mur pour désigner son Premier ministre. Et qu’il se délecte à faire attendre sa réponse. Mais que ce mur fut délicat à bâtir et surtout à escalader. Cela n’empêchera pas pour autant les parpaings de voler…

Que de chemin néanmoins parcouru, qui ne passe ni par Rome et pas davantage par Damas, depuis cette rencontre du Palais de Tokyo à Paris quelques mois avant la présidentielle de 2017 scellant l’alliance Macron-Bayrou. Un couple uni pour le meilleur et pour le pire car il y en aura eu des coups de gueule entre les deux depuis cette union. Plus « bayrouriste » que macroniste, cet ancien bègue, au parcours personnel peu banal, fils d’agriculteur modeste devenu professeur agrégé dans ses jeunes années, ne se laissera pas dicter la…loi par son futur patron. On a pu s’en apercevoir ce vendredi matin. Comme quoi il existe aussi des indépendantistes béarnais. Une région il est vrai si proche du Pays-basque. Mais quelle sauce difficile à lier pour parvenir enfin à cette désignation ressemblant à un véritable supplice chinois. Les « bridés » à l’annonce de cette arrivée ne vont pourtant pas manquer. Et ce ne seront pas seulement des silhouettes à l’affût pour « dezinguer « le nouvel arrivant. Il serait peut-être temps que nos chers politiques pensent en priorité à leurs compatriotes et non à leur petit nombril d’opposant systématique. Et lui laisser le temps. Celui de la possibilité de réussir une mission impossible dans le seul intérêt de la France. Le temps des compromis est venu avec des gestes attendus d’un allié et non pas d’une créature macronienne, n’en doutons pas…Cela devra aussi passer par un pacte de non-agression « primaire » d’une partie de la gauche à l’exception bien sûr des insoumis. Qui d’ores et déjà ont annoncé une première censure. Reste le plus important: le Parti socialiste ira-t-il jusqu’à proposer une paix…en quelque sorte armée en ne brandissant pas d’entrée la volonté immédiate de censurer le nouveau gouvernement et donc de ne pas laisser le sort du successeur de Michel Barnier dans les seules mains de mort plus que de vie du Rassemblement national ! A moins bien sûr d’une nouvelle et bien cruelle et détestable surprise du chef de l’Élysée qui, au final , aurait pu renoncer au choix de François Bayrou. La, vraiment, ça aurait été le comble…de la perfidie. Et ce quoi qu’on pense de l’intéressé. La corde se serait-elle transformée en celle du pendu ? Alors que le nom de Sébastien Lecornu revenait . A 11 heures, ce matin…Quel vaudeville détestable ! Avec cerise sur le gâteau une remise de décoration au futur ancien président du Comité international olympique , Thomas Bach, au même moment dans l’un des salons de l’Élysée en présence notamment du Premier ministre démissionnaire. Le chef de l’Etat n’a-t-il pas de préoccupation plus prioritaire ? Avec un final improbable une heure plus tôt: l’arrivée de François Bayrou à Matignon à l’issue d’un bras de fer tendu mais gagné par le béarnais…Ça commence fort ! Au moment de succéder cet après-midi à Michel Barnier le palois aura une grande pensée pour sa « complice » des bons et mauvais jours, son amie depuis la création du MoDEM et même avant, Marielle de Sarnez, disparue trop tôt…

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