Après la ferveur et la liesse de tout un peuple, celui de Corse, venu hier à la rencontre du pape François à Ajaccio ponctué par des embrassades très (trop ?) fusionnelles entre chefs d’Etat (surtout celui installé à l’Elysée) sur un décor beaucoup moins bucolique à l’aéroport Napoléon Bonaparte, la nuit tombée et entre « quatre murs » d’une salle de transit, le jour plus sombre, est revenu. Avec le début de nouveaux échanges à l’hôtel de Matignon entre le premier des ministres et les dirigeants des différents partis, les premiers en ordre d’apparition en scène (pas la Cène puisque le Jésus-Christ de Matignon, François Bayrou, ne les a pas invités à rompre le pain mais surtout toute idée de censure) étant la pas…si vierge, Marine Le Pen et Jordan Bardella. Que faut-il en penser et surtout espérer ? Pas grand chose, car chacun et chacune des « chapeaux à plumes », au final, n’ont aucun intérêt à voir le début d’une solution. « Paroles, paroles », chantait Dalida…groupie du pianiste François Mitterrand, à l’époque. Une toute autre ère où les réseaux sociaux n’existaient pas plus que les chaînes d’infos en continu. Qui, pour certaines d’entre elles, nous ont réveillés, à l’heure ou le duo du Rassemblement national faisait son entrée en l’Elysée (très circonstanciée et seulement pour une heure) en ce début de matinée, avec une « info ou intox »: celle qui prêterait à François Bayrou la volonté de « faire la peau » à son ultime rival, qui à 11 heures, vendredi, avait été choisi par le chef de l’Etat. Un premier choix rayé une heure plus tard. Exit Sébastien Lecornu. Adieu « l’enfer de Matignon ». Et ne voilà-t-il pas qu’en ce lundi de lendemain de grâce corse, les « Ravaillac » médiatiques supputent sur une éventuelle chute et disgrâce de l’élu eurois. Qui ne reprendrait pas un bail à la tête du ministère des Armées. Liquidé du gouvernement comme un malpropre alors qu’il était sur le point de prendre de nouveaux galons de général de corps de l’armée gouvernementale. Il serait tout tout de même des plus étonnants que le locataire de l’Elysée sacrifie son protégé. Ca ferait beaucoup de contrariétés en…moins d’une semaine !
Les seuls absents de ces consultations à la façade très lézardée, de par leur volonté de ne pas perdre du temps, les Insoumis, sont aussi en ordre de bataille: la présidentielle dont ils ne cessent de rabacher l’impérieuse nécessité dans les délais les plus brefs. Le petit caporal de Jean-Luc Mélenchon, le Manuel (Bompard) illustré de la révolution, organise la mobilisation militante à travers notamment une grande campagne pour inciter les jeunes des quartiers à s’inscrire dans les meilleurs délais sur les listes électorales. Pour faire nombre auprès de citoyens bien ciblés pour leur origine ! LFI n’oublie pas non plus au passage de faire un forcing anticipé des collectes de parrainages pour la mère des élections. On ne sait jamais. D’où aussi le courrier adressé au ministre de l’Intérieur, pour connaître les modalités en cas de présidentielle anticipée ! Qui occupe davantage les esprits insoumis que le premier des « flics » de la place Beauvau, qui lui se trouve en escale avancée de 24 heures sur l’archipel martyrisé de Mayotte où il va tenter de rassurer une population locale ayant connu la plus grave catastrophe naturelle de son histoire. Et que l’on compterait en centaines, voire beaucoup plus, de victimes. Un drame humain causé par un Shido (le nom de ce cyclone, que l’on connaît sur les tatamis de judo et indiquant une rectification possible d’une erreur technique d’arbitrage) aussi à la fois par la pauvreté de ses habitants vivant dans des bidonvilles. Comme le territoire national ne devrait jamais en connaître. Une extrême surpopulation de deshérités due en grande partie à une immigration inacceptable et jamais jugulée depuis que cet ilôt de l’Océan indien est resté sous pavillon français à l’issue d’un référendum. C’était assurément un bon choix pour la population de ce « caillou » si proche des Comores, entre autres, dont les ressortissants viennent profiter des largesses de Paris. Et pas seulement que de la maternité de la capitale mahoraise. Très probablement beaucoup moins pour l’état français toujours si décrié d’une façon générale dans les départements et territoires d’outre-mer, où la colère ne cesse de monter un peu partout. Les uns et les autres (parfois en toute légitimité) criant à l’abandon du pouvoir central mais pas à son généreux-aussi-carnet de chèques !