Une « architecture » gouvernementale appelée encore à bouger ! Et « Sarko » sous bracelet électronique…

Elle souffle le chaud et le froid en courant alternatif. Elle pratique avec une certaine délectation la stratégie du noeud coulant autour du cou de l’exécutif. Un jour presque pateline lorsqu’elle est sortie de sa consultation chez le « docteur Bayrou », à Matignon d’où elle est ressortie avec l’impression d’avoir été entendue, sinon encore écoutée par son hôte et le surlendemain où, dans un entretien paru ce mercredi, elle annonce « l’avis de décès » qu’elle appelle sur les neuf doigts des deux mains de ses voeux (sans oser y mettre les deux) du président de la République: « Macron, c’est fini ou presque. Je me prépare à l’éventualité d’une présidentielle anticipée ». C’est sûr que les relations entre Marine le Pen et Emmanuel Macron ne vont pas s’en trouver améliorées ! Quelle salade depuis quelques jours qui ressemble davantage à une frisée au goût amer plutôt qu’à une laitue. Ca tire de partout. Avec en plus des débuts plus que délicats pour le chef du gouvernement pas très heureux lors de ses interventions publiques depuis sa nomination, vendredi dernier. Il ne cesse d’accumuler les bourdes. D’où « le Bayrou-bashing » certes excessif et surtout bien orchestré par la classe médiatique, pas vraiment convaincue, un doux euphémisme, par les premiers pas du maire de Pau ! Bienvenue en enfer alors qu’il aurait présenté l’architecture de sa future liste quasiment bouclée au Président hier mardi. D’où les fuites intervenues et dont je me suis l’écho.

Mais tant que la copie ne sera pas validée, il est préférable de rester prudent et de parler au conditionnel. La preuve avec le non-choix de Sébastien Lecornu (qui lui disparaitrait de la nouvelle équipe pour y être remplacé par Elisabeth Borne (ce qui ferait un certain bruit) intervenu dans la toute dernière ligne droite la semaine dernière. Exit le « chouchou » de Macron ? On a peine à y croire. Et aussi l’incertitude régnant autour de l’acceptation ou pas des Républicains quant à leur participation au premier gouvernement formé par le…gaffeur en chef! Laurent Wauquiez a réclamé pour ce mercredi un ultime oral rue de Varenne afin de donner son aval ! Jusqu’où ira-t-il dans ses exigences ? Le « premier des flics » Bruno Retailleau tout en se disant prêt à rester n’a pas pour autant dissimulé le fait « qu’à ce jour les conditions nécessaires n’étaient pas toutes réunies pour LR ». Une défection entraînerait néanmoins un nouveau séisme. Et notamment chez les LR où plusieurs ministres sont pressentis. Et pas les moindres puisque quelques poids lourds y sont annoncés. Avec en premier lieu bien sûr Bruno Retailleau, déterminé à poursuivre sa mission place Beauvau, tout comme Rachida Dati à la Culture, Catherine Vautrin qui se retrouverait rue de Grenelle à l’Education nationale et le retour de Gérald Darmanin, aux Affaires étrangères et celui de Xavier Bertrand à la Santé, au Travail et Solidarités, un ministère qu’il connaît bien pour l’avoir fréquenté du temps de « Sarko » qui, ce mercredi, va savoir s’il doit sortir avec un bracelet électronique puisque la Cour de Cassation doit rendre aussi son arrêt ce mercredi ! Le troisième nom de la course à Matignon, Roland Lescure, hériterait lui-un joli lot de consolation-de Bercy et Jean-Noël Barrot, passerait des Affaires étrangères à la Justice. Le courant « Horizons » ne me semble pas spécialement favorisé puisque dans le casting sorti sous le manteau et dont j’ai été destinataire, ne figurerait, me semble-t-il (et je m’en félicite) que Marie-Agnès Poussier-Winsback, ancienne maire et députée de Fécamp. Le littoral normand verrait aussi peut-être l’arrivée des plus inattendues d’une figure connue dans la cité maritime au poste de sécrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur, Camille Gallap…ancienne tête de la liste socialiste aux municipales contre Edouard Philippe. Ca ne manquerait pas de sel…marin que cet ancien recteur d’académie aux Antilles aujourd’hui en poste (depuis juin) comme président de l’Université de Paris-Saclay accède à ce poste. C’est « Doudou » qui pourrait être content. Mais d’ici à l’officialisation de cette liste, aujourd’hui peut-être, mais plus probablement demain, où le chef de l’Etat doit s’envoler pour Djibouti et Mayotte, ou un peu plus tard, il y en aura des noms de biffés dans le régiment…

Dernière heure: Il s’y attendait mais en même temps ne pouvait pas s’y préparer. L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, est définitivement reconnu coupable. Ainsi en décidé la Cour de Cassation. Il devra passer par la case…pose d’un bracelet électronique pour une durée au moins d’un an liée à sa condamnation d’un an de prison ferme dans son affaire d’écoutes téléphoniques. Une humiliation suprême et tristement inédite pour un ancien chef d’Etat ! Il entend saisir la Cour européenne des Droits de l’Homme.

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