Que ferait de mieux Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, ne serait-ce qu’à Mayotte, dont le territoire a été détruit à 90 % par le cyclone Chido, si par malheur ils étaient aujourd’hui au pouvoir ? Il est permis de se poser la question, alors que l’actuel chef de l’Etat, en visite dans l’archipel qu’il a d’ailleurs prolongée compte tenu de la situation de chaos, essuie depuis son arrivée un climat pour le moins très orageux. Et là, il n’est pas question de météo. Pas facile de se faire entendre face à un population certes à juste titre en colère qui, depuis des décennies, et plusieurs présidents de la République à l’Elysée, souffre au quotidien. Victime en premier lieu de l’envahissement de leur département (déjà et de loin le plus pauvre du territoire national) par une immigration massive. Un petit territoire dont on ne connait même pas la démographie. Ce qui ne rend pas aisé non plus le chiffrage du bilan de morts pas encore retrouvés sous leurs abris d’infortune.
Pour autant est-ce que les insultes proférées et l’appel à la démission lancé à l’adresse du président de la République, forcément responsable de tous les maux subis par la population locale, mais qui tout de même a le courage de se confronter à la colère de ses compatriotes mahorais, vont faire avancer dans le bon sens une situation déjà suffisamment catastrophique ? On peut en douter même si comme d’habitude le locataire de l’Elysée n’utilise pas forcément les mots les plus appropriés en terme d’appaisement. C’est sa nature généreuse et souvent jugée trop câline par ses contradicteurs! Souvent interprétée comme contreproductive !
Je ne parlerai que très peu aujourd’hui de la formation du gouvernement espéré par François Bayrou pour « l’avent-Noël ». C’est tellement désespérant. Ses démarches pour essayer de s’attirer les bonnes grâces ou au moins une certaine neutralité d’une partie du Nouveau front populaire pour éviter une nouvelle censure me paraissent tellement illusoires dans le climat délétère actuel. Où l’ancienne « bible », honneur de la presse française, ou prétendue telle, le quotidien « Le Monde » joue les ventriloques en reprenant des formules prêtées à Emmanuel Macron dont une datant de 2023 (c’est de l’actualité fraîche !) ou en compagnie de son ministre de la Santé de l’époque, Aurélien Rousseau, devenu depuis député du NFP, après avoir piloté la loi sur la retraite à 64 ans (un paradoxe extraordinaire) aurait, lors d’une visite d’un hôpital lancé « c’est rempli de Mamadou, ici ». Ou encore qualifié de « cocottes » Marine Tondelier et Lucie Castets. Le meilleur pour la fin étant bien sûr un propos homophobe sur son ancien Premier ministre, Gabriel Attal, en baptisant Matignon de « nouvelle cage aux folles ». C’est fin, ça se mange sans faim et c’est repris en « choeur » par les Ruffin, Bompard et autre Tondelier tout heureux de prendre pour argent comptant ces soi-disantes saillies attribuées au chef de l’Etat ! Ca vole de plus en plus haut, où plutôt de plus en plus bas !