Un double et vrai conte de Noël !

Le voilà donc à la tête du mastodonte de Bercy. C’était un peu la surprise sortie du chapeau du chef de l’Etat. Il en sous le crâne Eric Lombard. A ne pas confondre avec l’insoumis Manuel Bompard. Un CV d’expert en économie passé par des cabinets ministériels de gauche puis une belle carrière dans les banques et assurances avant de diriger la puissante Caisse des dépôts et consignations, la banque des collectivités locales et territoriales. D’une grande discrétion médiatique jusqu’à ce jour il a néanmoins partagé l’invraisemblable aventure connue par l’un des cadors des bassins olympiques, le nageur australien Ian Thorpe, qui invité par l’un de ses sponsors au sommet de la Tour du World Trade Center à New-York un certain 11 septembre 2001, échappa à la mort lors de cet attentat perpétré par des terroristes islamistes. La chance voulut que ce matin il oublie son appareil photo à son hôtel et qu’il alla le rechercher. Quelques minutes de perdues mais combien salvatrices.

C’est dans d’autres circonstances que le nouvel homme fort des Finances connut ce même jour son jour de chance après le décalage d’une trentaine de minutes de son arrivée pour une réunion de pilotage puis de signature de l’acquisition d’une banque américaine par la BNP-Paribas au 95 e étage de l’une des deux tours jumelles. Et ce pour une raison assez amusante pour un autre accompagnement, celui de sa fille a l’école, alors qu’il se trouvait alors en poste à New-York. Il assista même médusé à son arrivée au pied des buildings au crash de l’un des avions dans la seconde Tour. Puis à son écroulement dont il a rappelé l’effroi subi de perdre aussi des collaborateurs et partenaires déjà vus la veille sur le même lieu. Un choc et souvenir terribles qu’il raconta dans l’une de ses rares interviews. Il n’est pas du genre, semble-t-il, à vouloir prendre la lumière médiatique. La preuve, c’est en toute discrétion que fut organisée lundi soir, vers 22h30, sa passation de relais avec son prédécesseur Antoine Armand ! Sans caméra. Contrairement à ses collègues ministres dont un autre miraculé…de Noël, celui de l’ex de Matignon, tant détesté de ses anciens amis socialistes, Manuel Valls. Reconverti au macronisme depuis 7 ans. « A force de gratter à la porte, il fallait bien que quelqu’un lui ouvre un jour » persifle l’un des proches du premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Un « ravi de la crèche politique « même s’il n’est en rien heureux de la constitution de ce nouveau gouvernement.

C’est d’actualité. Et pourtant c’est une mission kamikaze qui lui a été confiée au rang de ministre d’Etat des Outre-mer, une grande première dans l’histoire de la République ! Avec des dossiers chauds comme la braise, comme ceux de Mayotte en priorité bien sûr. Sans oublier la Nouvelle-Calédonie et les Antilles. Bon courage, Monsieur le ministre, dans ce nouveau pilotage périlleux après un atterrissage électoral manqué à Barcelone qui lui revient souvent comme un boomerang ! Les gens sont vraiment méchants. C’était en quelque sorte mes deux pages d’un conte de Noël. Belle journée…

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