Le tensiomètre a de nouveau viré au rouge pendant cette trêve des confiseurs très acidulée. Surtout entre le nouveau président de Renaissance et du groupe EPR, Gabriel Attal et le chef de l’Etat, Emmanuel Macron. La constitution du nouveau gouvernement a attisé un nouveau feu vif. Surtout que François Bayrou n’a pu empêcher le locataire de l’Élysée de se mêler de très près à la formation de l’équipe. Qui a vu la disparition des meilleurs soutiens de « Gaby »
Guillaume Kasparian, Anne Genetet et Antoine Armand, respectivement ministres de la Fonction publique, de l’Education nationale et de l’Economie ! Du lourd dans le dispositif même si les deux derniers n’ont pas eu le temps pour peser et surtout briller! Un doux euphémisme. Et le retour envisagé de l’ancienne porte-parole, Prisca Thevenot, a lui aussi été rayé d’un « trait de plume ». Le contraste avec le gouvernement de Michel Barnier, saute aux yeux embués de l’ex de Matignon qui a vu plusieurs de ses rivaux en interne pour 2027 revenir au grand galop comme Elisabeth Borne et Gérald Darmanin. L’un des proches du Président juge sévèrement celui qu’il considère comme avoir été l’un des fossoyeurs de l’équipe Barnier. « A un moment on récolte ce qu’on mérite » ! Même si dans le camp présidentiel on réfute toute idée de « vendetta » contre les partisans de Gabriel Attal, il est vrai soupçonné avec ses collaborateurs d’avoir alimenté une enquête dans le quotidien « Le Monde » rapportant des propos homophobes et racistes prêtés au chef de l’Etat…démentis aussitôt par le Palais.
Et pendant ce temps-là, le Premier ministre va prendre aujourd’hui l’avion. Direction Mayotte, où il va tenter de calmer la colère de la population locale, très remontée contre les autorités nationales. Lou Bayrou ne vient pas tout seul puisque il sera accompagné de cinq ministres dont ses deux d’Etat à l’Education nationale, « Babeth » Borne et son collègue des Outre-mer, le si haï à gauche, Manuel Valls…La véritable bête noire ou tête de turc des frères et sœurs d’arme de Jean-Luc Mélenchon, depuis des années. Des termes à connotation raciste, non ?