De la gloire sportive à la peur, en passant par une stupeur « bouleversifiante »!

L’info ne fera pas les gros titres des médias en cette veille du « cul de l’an » ! « Annus horribilis » comme on aurait dit du temps de sa gracieuse majesté la « queen » Elizabeth II d’Angleterre et des malheurs de la Cour royale du Royaume-Uni. Mais elle le fut assurément pour notre monarque à nous, « Emmanuel II » , désarmé, entre autres, par sa propre dissolution, la porte d’ouverture d’une année politique folle, « bouleversifiante ». Qui aurait pu imaginer alors en janvier dernier la tempête (pas seulement climatique) secouant notre pays et emportant sur son passage trois Premiers ministres au fil des mois et fait vaciller une V e République qui avait résisté à mai 68 et aux trois cohabitations ! L’une portant notamment la droite de Jacques Chirac au pouvoir à Matignon et la seconde avec une première dissolution ratée par le même chef de l’Etat laissant les manettes du gouvernement à Lionel Jospin. Emporté à son tour en 2002 par la présence au second tour de la présidentielle de Jean-Marie Le Pen. Sans oublier bien sûr celle assurée par Edouard Balladur.

2024 se termine donc sur…une bonne nouvelle concernant le premier locataire de Matignon sous l’ère Macron, Edouard Philippe et de ses deux anciens ministres de la Santé de l’époque Covid-19, Agnès Buzin et Olivier Véran, dont la Cour de justice de la République vient de rejeter la mise en examen pour la gestion de cette crise sanitaire. Avec au bout très probablement un non-lieu pour les trois intéressés. C’est toujours ça de pris, si j’ose dire…Ca n’empêchera pas la poursuite des polémiques pour autant !

Alors que le dernier sondage diffusé en cette veille de la Saint-Sylvestre place la nageur Léon Marchand, Marine le Pen et Gisèle Pélicot, comme les personnalités les plus marquantes de l’année. Dans des genres tellement dissemblables. De la réussite des JO de Paris, avec le quintuple médaillé d’or des bassins mettant plusieurs longueurs dans la vue à l’un de nos autres héros sportifs, le judoka Tony Riner « winner », la vraie fierté nationale de l’année avec la réouverture de Notre-Dame, au procès du siècle de Mazan symbole du courage héroïque de Gisèle Pélicot, célébrée par les dirigeants et les médias de la planète.

En passant aussi hélas par l’ascension de la figure du Rassemblement national, Marine Le Pen. « Un amour ouf » avec son électorat la plébiscitant elle et son « dauphin » Jordan Bardella. Porteurs, tout aussi malheureusement « d’un petit truc en plus » autre succès cinématographique du millésime 2024, signé Artus, une grande année pour le 7 e art national qui a même damé le pion aux « blockbusters » américains. Comme quoi il y a encore quelques raisons d’éspérer alors que cette « annus horribilus » s’achève avec le déplacement de François Bayrou à Mayotte, qui, dès son arrivée sur l’archipel de l’Océan indien, s’est voulu optimiste sur le bilan final de cette tragédie venue du ciel et très alimentée par l’état de l’habitat très précaire sur ce « caillou » gangréné par l’afflux massif des voisins comoriens. « Les rumeurs de milliers de morts ne sont pas fondées » a-t-il déclaré. Pourvu qu’il ne « se plante pas »…Il a raison en revanche de cibler l’immigration. Il n’écarte pas la piste d’un nouveau dispositif: « Ceux qui jugent qu’il n’existe pas de problème d’immigration sont irresponsables ». Les oreilles de la France insoumise et de la classe dirigeante socialiste (ces derniers ayant joué un double jeu notamment lorsque l’ancien locataire de la place Beauvau, devenu garde des Sceaux, avait voulu raser les bidonvilles) ont dû aussi siffler fort !

Laisser un commentaire