S’il devait participer à des « transats » océaniques, il pourrait figurer au nombre des bateaux inscrits dans la catégorie des « ultims ». Comme sa position sur l’échiquier gouvernemental. Toujours placé mais néanmoins jamais gagnant pour le poste de Matignon. Qu’il a pourtant failli obtenir à l’occasion du dernier remaniement. Ça s’est surtout joué dans les dernières heures de navigation où le forcing de François Bayrou a été déterminant. A son détriment ! Il n’empêche: Sébastien Lecornu, l’éternel plan B, a survécu à six Premiers ministres et à quatorze remaniements. A la tête de la « grande muette « le silencieux et inoxydable ministre des Armées est le seul depuis 2017 à exercer sans discontinuer.
Venu des rangs des LR comme son ancien mentor et voisin eurois Bruno Le Maire, Édouard Philippe et Gérald Darmanin, il reste « l’ultim» parmi les ultimes. Pour le plus grand bien aussi de sa suppléante au Sénat qui a pourtant senti le vent du boulet alors que « Seb » pendant plusieurs jours, a été donné comme partant. Avant d’être à nouveau imposé par le chef de l’Etat.
A l’entendre il n’a jamais été et n’est pas candidat au poste de Premier ministre. « C’est un leurre qu’utilise le chef de l’Etat du fait aussi de la grande proximité des deux hommes » estime l’un des proches du duo ! On dit même dans les coulisses qu’il n’aurait pas déplu à Gabriel Attal, alors Premier ministre, de nommer Français Bayrou à la place de l’ancien maire de Vernon et président du Conseil départemental de l’Eure. Ce qui pourrait expliquer la défiance entretenue depuis cet épisode entre le patron du MoDEM et l’eurois. Et susciter des bruits sur son éventuel départ ! Les soutiens néanmoins ne manquaient pas pour conforter sa présence comme locataire de ce ministère régalien, surtout en cette période de grandes turbulences internationales. « Sebastien, il faut qu’il reste » susurrèrent même plusieurs de ses homologues européens aux oreilles du président de la République, lors d’un dernier sommet de l’OTAN…Contrairement à nombre de ses petits camarades, inquiets de leur devenir, c’est sans la moindre angoisse qu’il attendit, il y a huit jours, la liste des sélectionnés…Un bonheur n’arrivant jamais seul, il a même, en dépit de sa grande discrétion, pu goûter le tout dernier sondage le plaçant en…seconde position des ministres les plus appréciés derrière la toute nouvelle « coqueluche » politicienne de cette fin d’année complètement folle, Bruno Retailleau. Y a bon la bonne brioche vendéenne chère à mon…cœur, et celui de tant de « ventrachoux » qui s’apprêtent d’ici à deux semaines à accueillir le vainqueur du Vendée-Globe. Qui j’espère se nommera Charlie Dalin, le skipper du Havre, l’un de mes autres ports d’attache…
Joyeux réveillon mes amis et amies et que cette nouvelle année vous apporte ce que vous pouvez souhaiter de meilleur. Pour vous et vos proches. La santé d’abord !