Le duo se transformera-t-il assez rapidement en duel pour de futures échéances élecrorales ? En attendant le moment possible venu, les deux poids lourds du gouvernement, Bruno Retailleau et Gérald Darmanin restent sur la même ligne. A droite toute. Et ce n’est pas le bilan chiffré de la dernière nuit de la Saint-Sylvestre qui, en toute transparence, n’a pas été jugée satisfaisante par le patron de la place Beauvau, qui viendra infirmer sa volonté d’agir. « Nous n’avons pas à nous réjouir hélas des chiffres de 940 voitures brûlées sur l’ensemble du territoire et du nombre d’interpellations de l’ordre de 310 recensées. Soit des chiffres supérieurs à ceux de l’année précédente pour la même nuit, même si en 2022 on enregistrait un peu plus de véhicules ciblés« . Nous ne pouvons pas nous résoudre à ce décompte annuel toujours trop lourd. En dépit de l’importance jamais connue de forces de l’ordre assurant une plus grande sécurité, notamment à Paris. C’est le produit d’un ensauvagement toujours plus conséquent commis par des lâches et des voyous s’en prenant aux biens des français qui n’ont pas les moyens de protéger leur voiture dans des parkings privés. Une « violence gratuite et endémique » en citant pour exemple ce fait gravissime d’un enfant de 2 ans blessé au visage par un mortier dans un quartier de Lyon ! Et le patron des flics et gendarmes d’en appeler à une réponse judiciaire adaptée aux circonstances. « Sur ce point, je me félicite des dernières déclarations de mon collègue de la place Vendôme » qui, ce jeudi se trouvait en déplacement et notamment à la célèbre prison des Baumettes, à Marseille, une cité phocéenne qu’il connaît bien à l’image du chef de l’Etat, pour l’avoir fréquentée à de multiples reprises pendant l’occupation du fauteuil de ministre de l’Intérieur !
Est-il besoin de rappeler que l’ancien sénateur vendéen, alors président du groupe majoritaire des Républicains à la Haute-Assemblée, se trouvait bien sûr en opposition souvent très dure à son collègue d’aujourd’hui. C’est toujours plus aisé en effet de critiquer le gouvernement d’hier lorsqu’on l’a rejoint, comme lui, depuis seulement cent jours ! Cette fin d’année 2024 aura néanmoins porté aux nues l’improbable. Celui de rendre incontournable un homme dont la marque est de marteler comme une unique feuille de route « l’ordre, l’ordre et toujours l’ordre ». Et un activisme doublé d’une omniprésence médiatique qui n’est pas sans rappeler le bulldozer Sarko au début des années 2000. Du cash et des propos suscitant des polémiques provoquant comme celle liée à sa volonté de s’en prendre à l’Etat de droit ou alertant l’opinion sur la possible « mexicanisation » de la France » à travers les problèmes de narcotrafic. Avec comme point d’orgue une envolée dans les sondages, même si l’ancien bras droit de François Fillon partait de très loin dans l’opinion publique où il se trouvait dans les profondeurs du classement ! Il n’aura pas perdu son temps en seulement trois mois. Reste que le très médiatique Gérald Darmanin entend bien exister dans un registre où bien souvent il performe ! La concurrence s’annonce sévère…