C’est la première polémique de l’année et elle vient, je vous le donne en mille, du leader de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, c’était bien le moment, a livré une passe d’arme avec le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Sa cible: les frappes françaises en Syrie visant tout particulièrement les terroristes de Daech. Ce n’est pas vraiment nouveau puisqu’elles interviennent dans le cadre d’une coalition internationale opérant depuis 2014 sur le sol irakien et un an plus tard sur le territoire syrien. Et le « che » insoumis dans ce dernier tweet de 2024, en forme d’étrennes adressées au gouvernement d’ironiser: « Sans doute que la France ne fait pas preuve de la transparence qui s’impose ». Ce à quoi le ministre eurois a promptement jugé ces « propos inqualifiables ». « Nous devons faire preuve d’unité et le cadre des engagements de nos armées ne peut faire l’objet d’une telle désinformation ». C’est assez rare que le ministre de la « Grande muette » ouvre grande sa bouche et réponde aux polémiques lancées par l’extrême gauche.
Est-il besoin de rappeler que cet échange intervient alors que les Etats-Unis ont été endeuillés aux premières heures du jour de l’An, par un attentat islamiste d’un vétéran de l’armée américaine, d’origine arabe, semble-t-il converti au radicalisme de fraîche date. L’auteur de cette attaque à la voiture- bélier, un texan, a provoqué la mort de 14 innocents dont plusieurs enfants dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, sur le « Bourbon street » dans le décor de carte postale et ville fière de mettre en avant son héritage venu de France. En quelques minutes, l’un des quartiers les plus festifs du sud américain, surtout ce jour-là, se tranformait en théâtre d’effroi et d’horreur dans cette rue piétonne très mal surveillée . Par la faute d’un « fou de Dieu » abattu par la police, identifié plus tard comme un « combattant » de l’Etat islamiste. En quelque sorte un frère d’arme de ceux de Syrie et d’ailleurs. Notre ministre des Affaires étrangères, et très grand voyageur forcé avec l’actualité du Proche et Moyen-Orient depuis sa nomination au Quai d’Orsay, Jean-Noël Barrot, en compagnie de son homologue allemande rencontre d’ailleurs ce vendredi les nouveaux dirigeants de ce pays livré aux islamistes…
D’un continent à l’autre. On a appris que la « Marine nationale » Le Pen, effectuerait ce week-end un déplacement en Océan indien, non pas pour y faire du tourisme, mais bien pour aller à la rencontre de ses amis mahorais, une terre où elle fait ses meilleurs scores électoraux. Où elle va dire tout le mal qu’elle pense du gouvernement de son pays et de son inaction. Quelques jours seulement après le passage du chef de l’Etat puis de son Premier ministre. Elle devrait mieux y être accueillie. Mais franchement, une telle visite s’imposait-elle ? Sinon pour prendre la lumière médiatique…Quelle récupération ! Elle ferait mieux d’accompagner son « petit jeune » Jordan Bardella à la gare pour qu’il aille à Strasbourg et Bruxelles où il sèche souvent ses « cours ». D’où le surnom qui lui est donné au Parlement européen « d’abonné absent et de député fantôme » où il lui est arrivé tout récemment de signer des dédicaces de son bouquin en librairie pendant l’une des commissions à laquelle il aurait dû participer. Il a visiblement d’autres priorités le « grand gamin »…