« Honte » ou…pas à Dany !

Alors que Marine Le pen continue de cajoler sans risque le peuple mahorais pendant sa tournée de 48 heures sur l’Ile de l’Océan indien et son parcours si facile en terrain conquis d’avance, où elle a fait de « belles images attendrissantes », les passions politiques se sont un peu déchaînées en métropole dimanche autour de la situation que connait l’archipel. Avec notamment une passe d’armes entre anciens camarades « d’Europe-Ecologie-les-Verts » et compagnons de route, Daniel Cohn-Bendit et la « verte-pastèque », « notre » Sandrine Rousseau, elle aussi nationale, même si elle ne partage pas les mêmes idées que la Marine du Rassemblement national.

« Dany le rouge » l’ancienne gloire de mai-68, converti au macrionisme en 2017, même si son « amour » pour l’actuel chef de l’Etat a baissé au fil des années d’un ton…le conserve néanmoins lors de ses déclarations toujours musclées et ses échanges dominicaux télévisés avec l’ancien ministre de l’Education nationale, et toujours philosophe et essayiste, tout aussi vif, Luc Ferry. Evoquant ce sujet outre-marin, mais loin d’être marrant, celui qui tout de même a remporté les plus beaux succès électoraux pour les « Verts » aux élections européennes de son histoire, n’y a pas été avec le dos de la cuillère, lorsqu’il a mis en avant l’insupportable invasion migratoire des voisins des Comores. « Il faut voir l’état de Mayotte, ce n’est pas la France. Je suis tout à fait d’accord pour que l’on freine et rende même impossible cette immigration qui devient un bouleversement, un grand remplacement de la population ».

Tel évidemment n’est pas le sentiment…outré de la députée de Paris (qui d’ailleurs comptera ses troupes en présentant une liste contre l’actuelle « cheftaine » Marine Tondelier, lors d’un prochain crêpage de chignons féminin, même si elle a une coupe de cheveux courte et argentée) a réagi aux propos de l’ancien député européen: « Honte à toi Dany ». La Sandrine reste dans un déni total à propos des vagues migratoires comme la plupart de ses amis de la France insoumise. Pas touche à nos amis des Comores et d’ailleurs. Ce n’est évidemment pas un problème d’immigration si ces derniers, compte tenu de leur situation illégale sur ce territoire, s’entassent dans des bidonvilles de grande infortune balayés par les vents meurtriers ! Des baraquements d’ailleurs très vite réinstallés en nombre depuis l’ouragan.

N’était-ce pas ces mêmes insoumis qui s’étaient élevés contre les déconstructions de cet habitat insalubre souhaitées par l’ancien locataire de Beauvau, Gérald Darmanin ? On en voit aujourd’hui le résultat ! On peut imaginer par ailleurs que les réponses liées à la situation mahoraise diffèrent sensiblement selon l’identité des poids lourds de la nouvelle équipe gouvernementale. Notamment entre Elisabeth Borne aux « bons » sentiments de gauche (même si c’est la « mère » de la loi sur la retraite à 64 ans) et ses collègues les plus droitiers. L’ancien Première ministre, « Babeth » effectue d’ailleurs des débuts difficiles rue de Grenelle. Son déplacement récent à Mayotte, justement, avec François Bayrou, a suscité quelques polémiques surtout lors de sa rencontre vite abrégée avec deux représentants de son ministère auxquels elle a tourné les talons après une séquence d’échanges de deux minutes. Une bourde dont elle s’est d’ailleurs excusée hier dimanche…

La députée LIOT de Mayotte, Estelle Youssoufa, pourtant peu suspecte de complaisance avec l’exécutif, s’est elle aussi invitée hier dans le débat en apostrophant gentiment l’un de ses collègues de l’Assemblée nationale, Alexis Corbière, fidèle à ses amitiés insoumises en dépit de son éloignement avec Jean-Luc Mélenchon, avec ce tacle digne de footballeur: « Prends-les chez toi, Alexis, puis tu m’expliqueras comment tu les gères »… Qui peut douter de la générosité du couple Corbière-Garrido ?

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