Le week-end s’annonce a priori décisif sur l’avenir de la loi sur la retraite à 64 ans. Il est beaucoup question, depuis la reprise des négociations à la fois à l’hôtel de Matignon et à Bercy, avec les mouvements syndicaux et politiques de l’abandon de cette disposition. Un préalable important afin d’éviter à gauche (sauf LFI bien sûr) une nouvelle censure. Le Premier ministre ira-t-il jusqu’à brader une loi défendue bec et ongles par le chef de l’Etat et braver les macronistes de « Renaissance » ou au moins une partie d’entre-eux et les Républicains qui verraient d’un très mauvais oeil cette opération de « détricotage » de cette emblématique réforme si rejetée par nos compatriotes. Mais pourtant si nécessaire pour sauver un régime si menacé en terme financier.
François Bayrou est-il prêt à s’émanciper d’Emmanuel Macron en décidant d’un gel, voire même pire, son abrogation, pour s’assurer les bonnes grâces des socialistes dans l’optique d’une négociation d’un accord avec le gouvernement en échange au final d’une non-censure dans les six prochains mois et l’adoption du budget ? Si nécessaire elle aussi. Il en va également du devenir du Nouveau front populaire qui pourrait, le cas échéant-une traitrise- selon le vocabulaire belliqueux des Insoumis-voler définitivement en éclats. Les trois mousquetaires du PS, surnommés également, selon certains esprits plus facétieux les « 2Be3 » du nom d’un célèbre « boys band » des années 90, le premier secrétaire, Olivier Faure (qui joue aussi son avenir à la tête du parti) et ses deux « ferrailleurs » présidents des groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat, Boris Vallaud et Patrick Kanner, devenus inséparables depuis quelques jours, pourraient réussir leur « coup ». Qui ne serait pas celui d’un coup d’épée dans l’eau à la barbe du cardinal de « Richelieu-Mélenchon » et de ses sbires. Une comparaison certes hasardeuse et surtout humoristique car le leader d’extrême-gauche ne ne restera pas lui dans l’histoire ! La grande.
Logiquement c’est à la veille de son discours de politique générale dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, prévue mardi, que « l’abbé » Bayrou décidera et annoncera la couleur: sauver un peu plus dans la durée sa place à Matignon, quitte à sacrifier la reine des réformes de son « roi, Emmanuel II », assis sur un trône de plus en plus vacillant ! Comme le sien…en cas d’échec de ces « grandes manoeuvres ».
Son siège, lui aussi, ne tient qu’à un fil, mais dans ce cas précis, il est plutôt de bon ou de mauvais ton, de parler de banc sportif en l’occurrence celui qu’occupe depuis le début de la saison, Didier Digard, l’entraîneur du club doyen du football français, le HAC. Il se dit dans les couloirs du stade Océane, que les joueurs « ciel et marine », pourraient changer de coach en cas de nouvelle défaite, demain dimanche, lors de la réception des « sang et or » de Lens. Son sursis ne durera pas éternellement.
L’actualité normande, outre des inondations très médiatiques subies hier à son tour par la ville de Gisors, s’est déportée ce samedi, toujours dans l’Eure, avec l’annonce de la mort d’un ado de 14 ans, tué dans la ville chef-lieu, Evreux, par un aîné de 16 ans, lors d’une altercation au couteau, qui s’est rendu de lui-même ce matin au commissariat de la ville-préfecture, qui comme tant d’autres cités, subit un ensauvagement juvénile dramatique…